24 05 16
Tiens, j

Tiens, j’ai essayé le restaurant d’entreprise de Natixis…. Relevé des copies.

Restaurant d’entreprise, le chagrin et la pitié

L’univers du repas est en fait un monde de continents. ils flottent les uns à côté des autres sans parfois même se connaître.Prenez les restaurants d’entreprises bien souvent monopolisés par par de puissants groupes, actifs et délivrants à prix miraculeux des repas surréalistes. Et ce même dans les groupes les plus puissants de notre pays, à l’instar de  Natixis, quai d’Austerlitz. Alors qu’on pourrait penser que cette maison pourrait faire un carton en image de marque avec son restaurant, c’est une étrange copie qui est rendue chaque midi. Ne parlons pas de la cantine de base où l’on fait la queue style hypermarché un samedi après midi, mais du côté gastronomique. On annonce ce midi un filet de turbot au beurre blanc à 9,02€ et une caille rôtie aux zestes d’orange à 4,75€. On fait glisser son plateau et un chef jovial et bien luné appose une pétale de cerfeuil, une pincée de champignons. Voila donc la caille posant sur son lit de sauce uniforme. Elle ne bouge pas. Est visiblement morte, les yeux levés au ciel. A ses cotés, un véritable tumulus de petits pois décongelés, admirablement bosselés restituant une saveur inattendue: le goût de boite. C’est roboratif limite sieste garantie, mais dans le bec d’une indigence royale. On a peur alors de tendre une passerelle en regardant les habitués de cette brasserie « gastronomique »: certainement des pointures en bouffe, pinaillant ailleurs à juste titre, ne lâchant rien passer sur un dossier, des hauts salaires, des malins, des je- sais- tout, bref des Franzosen. Parqués dans une zone de non plaisir, se zyeutant entres collègues, ils délivrent un sentiment étrange à l’instar de ce dessert sans identité gélifié dans son linceul. Du coup, on repart retrouver des goûts normaux à la BPCE, tout à coté (45 centimes, le café) avec toujours l’assemblé des cols blancs et des ventres gris qui surveillent nos crédits, nos découverts, nos projets à venir…

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23 05 16
Humeur. L

Humeur. L’essence du vélo…


Tiens, le dernier numéro d’Air France Magazine est sorti !

Il est question de vélo et l’on a eu la gentillesse de me demander un petit billet sur le vélo. Alors, question pédale, j’ai démarré illico…

Il devrait être en vente en pharmacie. Se proscrire sur ordonnance. Le vélo est sans doute la médecine la plus appropriée aux villes. Aux campagnes. Aux montagnes. C’est un langage universel. Il roule silencieusement, parfois carillonne, tinte (c’est le son d’Amsterdam). Il interpose le caoutchouc entre nos mollets et l’asphalte. C’est la synapse idéale (le contact entre deux cellules) pour comprendre la ville. Dans ses mélancolies, ses utopies, ses paradoxes. Ses odeurs, ses fumets. On la traverse sans déranger qui que ce soit.

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21 05 16
Côte d

Côte d’Azur: ah , j’allais oublier…

 -  Monte Carlo. Si vous souhaitez rejoindre la société locale, vous ne risquez pas de la rencontrer dans les adresses fléchées, mais plutôt dans des tables  pointues comme le beef bar, contemporain et singulièrement pertinent sur les viandes. 42 Quai Jean-Charles Rey, 98000 Monaco. Tel.:+377 97 77 09 29. Comptez 45€.

 Marseille. Depuis 1815, cette herboristerie recelle dans ses grandes boites en fer, les odeurs de la région. Le Père Blaize, 4, rue Meolan, Marseille. Tel.: 04-91-54-04-01. www.pereblaize.fr.

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20 05 16
Cannes. Sincèrement , Monte Carlo, juste pour me faire plaisir...

Cannes. Sincèrement , Monte Carlo, juste pour me faire plaisir…

Monte Carlo, c’est trop

Descendre à Monte Carlo est alors un jeu d’enfant, il suffit de savoir tourner le volant, c’est juste en dessous. Si vous avez le coeur simple ou une ironie désossante, la principauté est un lieu rêvée. Tout y est exagéré, excessif, massif comme l’or. Mais, c’est tellement riviera. Il serait blâmable de s’en priver. Faut-il jongler, miser et faire ses jeux. Si l’hôtel de Paris est bigrement tentant dans sa fatalité touristique, on peut éprouver un certain penchant pour le Monte Carlo Beach hôtel, irrésistible avec ses piscines (dont une olympique), plongeoirs et l’arrondi de ses baies vitrées, Helmut Newton en faisait son studio en plein air. Rénové par l’architecte designer India Mahdavi, ce palace a su garder la façade terracotta de ses origines et ses climats de profonde oisiveté. Pour les nourritures, il n’y a que l’embarras du choix,mais l’on peut aisément succomber au grill de l’Hôtel de Paris, insolemment placé au dernier étage du palace. Sinon, nul ne saurait vous blâmer d’honorer les tables gastronomiques de la principauté, rivalisant d’arguments et de talents.

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19 05 16
Cannes. Et puis la Turbie, non plus...

Cannes. Et puis la Turbie, non plus…

L’hostellerie Jérôme, coup de coeur

Pourquoi éprouve t on régulièrement un coup de coeur pour cette adresse de charme nichée tout la haut entre nuage et ciel? Sans doute parce qu’il y a là, un couple magique: Marion (en salle, cette ancienne harpiste de palace est aussi sommelière) et Bruno Cirino en cuisine. Lorsque vous citez le nom de ce chef aux grandes pointures de la cuisine française, ils baissent les yeux. Car s’il s’agit là d’un puriste, travaillant le terroir avec une rigueur d’apôtre. Le répertoire ne joue pas les fiers à bras, mais la note juste, savoureuse. Ecoutez les intitulés, c’est l’exacte réponse: homard rôti à cru, cerises marasques, eau-de-vie, brioche; Sole dorée, asperges violettes; pigeonneau rôti servi désossé, réduction d’olives noires au vin de Bandol. Le pur chocolat Taïnori, mandarincello givré, coulant d’orange sanguine. Quelques chambres simples et locales au dessus pour prolonger le plaisir.

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18 05 16
Cannes. Bon allez, le Mirazur, ce n

Cannes. Bon allez, le Mirazur, ce n’est pas si loin…

Mirazur, cuisine de riviera

J’étais passé il y a quelques temps. Je vous repasse du reste le texte réalisé à cette époque et puis ci dessous, le souvenir qu’il m’en reste…Logiquement, en recollant tout cela, vous deviez avoir une idée assez fidèle de cette adresse joliment tracée…

Si la gastronomie est du genre à vous faire lever les yeux au ciel, non point d’évanouissement, mais d’ennui carabiné, nous ne saurions vous donner tort. Tout au moins dans une pléthore d’adresses sanctifiées par les guides agenouillés. Sauf que parfois, le talent d’un chef vaut un petit détour, et un minimum d’attention. Si toutefois, vous n’êtes toujours pas convaincu, ici au Mirazur, la vue  sur Menton et la Méditerranée est superbe et, si vous avez réservé au déjeuner, le pensum ne sera pas trop au long. Faut il tout au moins prendre les choses en mains, ne pas vous embarquer dans un menu dégustation  (mais du déjeuner: 55€) et border sec la sommellerie qu’elle ne vous embarque pas dans ses frasques ourlées. Mauro Colagreco est l’un des meilleurs chefs en France et sa cuisine contemporaine, vive et spontanée. Elle est tournée vers la mer avec des visions frontales, pleines de saveurs…

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17 05 16
Cannes. L

Cannes. L’Eden Roc, au moins une fois…

Cette adresse a beau être mythique, elle n’en reste pas moins réelle. Première recommandation, jouez l’avant saison et un jour de semaine. Deuxième conseil, prenez la sortie à Juan les Pins, et suivez l’une des routes les plus délicieuses de France. Surtout prenez votre temps (le coude, s’il vous plait, sur la portière). Elle débute quasiment à hauteur du boulevard Édouard Baudoin,  au bord d’un ravissant hôtel art déco, les Belles Rives (admirable avec son anse privée, son parfum d’époque). Savourez l’instant. Cela ne durera qu’une petite dizaine de minutes. La mer vient quasiment mourir au bord de vos pneumatiques. L’Eden Roc n’est pas loin. Si le portail peut paraitre intimidant, n’en laissez rien paraître. Attention, il y en a deux. Le premier descend  vers l’Eden Roc, la partie située au bord de la mer. Le deuxième est celui de l’Hotel du Cap (même maison). Préférez celui ci. Il n’y a rien d’ostentatoire ici, car les voitures filent directement au garage. Inutile d’exceller dans des carrosseries acérées, on ne vous en tiendra pas rigueur. Ensuite laissez vous hâler, laissez les légendes vous porter (grosso modo, les grands de ce monde, le brassage des empires, le sel de la gloire). Si la fortune est du genre à vous sourire, optez pour l’option « cabanes », ou la tranquillité, la mer s’offrent comme un royaume. Les séjours à l’Eden Roc appartiennent à ce que l’on fait de mieux en matière de songes hôteliers. Vue du restaurant à tomber de l’armoire. Attention, on y prête volontiers serment. Ils ne seront pas facturés.

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16 05 16
Cannes. Frissons d

Cannes. Frissons d’y être, joie de ne pas en être…

Riviera, la tentation du Sud

Pour le supplément des Echos, j’ai pondu un petit itinéraire rêvé pour cette époque du Festival. Bien évidemment, ce n’est pas la meilleure époque. Quoique, le Festival, c’est tout de même admirable. Et tout en même temps, être à Paris en ce moment est pur délice. Voici les quelques étapes suggérées. La dessus, vous me connaissez, je suis assez prévisible. Question de fidélité.

L’avantage avec la Riviera française, c’est quelle est gorgée de malentendus. On l’imagine percluse de félicité, longée de palmiers, surlignée à l’azur. Il n’en est rien. Disons que c’est plus subtil, fragmenté. Elle ne tombe pas comme un fruit trop mur. Il s’agit précisément d’aller le cueillir au bon moment. De le surveiller du coin de l’oeil et lorsque celui ci se détache, nonchalamment, le saisir. Nous rêvons ? Oui, rêvons nous…

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