30 09 15
Prolonger l

Prolonger l’été. La table d’Elise à Noirmoutier

La Table d’Elise, deuxième pont

 

 

Récemment pour M le supplément du Monde, je suis allé dans ce petit bistrot situé sur l’île de Noirmoutier. Voici mon sentiment…

C’est presque devenu un classique, les tables annexe des restaurants gastronomiques héritent souvent d’un sort enviable. Grosso mode: personne n’en a cure. Les feux de la rampe sont aimantés par la table majeure: la cadette joue dans l’ombre, bénéficie du sillage. Elle compte pour du beurre. C’est un peu la vie d’un tandem. Il y en a toujours un qui pédale plus que l’autre. N’allez pas croire pour autant que la Table d’Elise, à Noirmoutier, se tourne les pouces pendant que le Bistrot de la Marine, auréolé de  deux étoiles Michelin, crapahute allègrement sous la houlette d’Alexandre Couillon. Non, on rame même parfois comme pendant ce déjeuner où le service junior se noya dans un verre d’eau. A la limite, ce n’est jamais grave. Car ce genre de deuxième table bénéficie de la mansuétude des vols charters, des prix cassés. C’est presque même un petit miracle de poche que l’on savoure paisiblement à l’instar de ce cabillaud et son won de légumes (sauce miel et gingembre) ou encore l’effilochée d’agneau confit accompagné d’haricots blancs de pays . Pensez donc, la gastronomie débarrassée de ses oripeaux, de ses pompes et des ses circonstances. Tout ce qu’il y a de trop aura donc été supprimé: juste une assiette brave et sérieuse, un cabillaud et sa pressée de pomme de terre. Le désert roule aussi sa bosse sans faire trop de manières, il est juste dans sa respiration artisanale, sans défaut, impeccable. On serait même tenté de poursuivre le parallèle avec la clientèle. Cette dernière a  tout de suite pigé l’intérêt de profiter de l’aubaine, d’éviter de pinailler sur la sphère du petit pois. Logiquement, elle sait pertinemment qu’ailleurs, pour le même prix, on mange moins bien avec des produits moins triés, un pain moins alvéolé. Ajoutez à cela un décor gentiment étudié avec les poncifs du genre maritime (cuivres, sextants, accessoires marin… ), on est à deux doigts d’un faux bruit de fond de goéland. Mais cela nous sera épargné. Ici, à bord d’une rayonnante île de Noirmoutier, son azur grec, on a appris à tracer à travers les gouttes, deviner les mauvais grains.

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16 09 15
New York. J

New York. J’ai retrouvé le red velvet…

Grace à Andreea et Remus, je suis allé dans une pâtisserie épatante, située tout là haut, sur la seconde avenue à hauteur de la 86eme. J’ai retrouvé le red velvet, qui est mon emblème, une sorte de tuerie à la triple crème. Mon ami Hirmane passait par là et il m’a aidé à monter sur ce bazar magnifiquement calorique. Nous n’y sommes pas arrivés. Accueil adorable, pâtisseries de marteau !

1652 Send avenue. Tel.: 212 452 0476. Ouvert dès 7h30…

07 09 15
Palerme. Va t on déglinguer cette épatante trattoria Piccolo Napoli ?!!!

Palerme. Va t on déglinguer cette épatante trattoria Piccolo Napoli ?!!!

Qu’est ce que l’ai aimée celle-là ! J’aurais pu la placer ma meilleure table au monde tant elle était adorable et bonne; J’y suis retourné avec des airs de matador (tu vas voir ce que tu vas voir!!). Et là, malaise. Que s’est il donc passé ? Pas un chat. Plein de plats barrés à la carte. Le patron furieux pour une bricole informatique, ruminant et pestant, agonisant le ciel. Hou bon dieu. Même les fritures de poissons avaient peur… Elles tremblotaient et pour tout dire lorsque les vibrations sont mauvaises dans un restaurant, si le poisson rouge grelote et le serveur broie son noir, je fais pareil. Les pâtes au vongole passaient à moitié. Je suis reparti orphelin…Bouh. Cela dit, il m’arrive de ne pas avoir de chance… Prix toujours minuscules ! Tel.: 091. 320 431.

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04 09 15
Palerme. Essayons le restaurant du Centrale Palace...

Palerme. Essayons le restaurant du Centrale Palace…

C’est un peu idiot, mais il y a des fois où je ne sens pas bien certains restaurants. Notamment ceux des hôtels italiens. Il y a une sorte de nonchalance, un brin de paresse, de la facilité, des prix gonflés et un personnel désabusé. J’exagère. A peine.

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02 09 15
Palerme. Mon rituel? le café freddo comme panna du Spinnato...

Palerme. Mon rituel? le café freddo comme panna du Spinnato…

En voyage, je ne suis pas compliqué. Même pour un séjour de deux jours, je cherche mon rituel. Souvent, c’est un grand café. J’évite les salles à manger des petits déjeunesr déprimantes à souhait pour rejoindre l’institution locale. Et là, ni en terrasse, ni en devanture; dans les arrières avec les locaux !

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26 08 15
Voyage à la Hague. Des hôtels ? Oui, deux

Voyage à la Hague. Des hôtels ? Oui, deux


Sur les traces de prévert à l’hôtel l’Erguillère. 
Jacques Prévert y avait ses habitudes (il occupait la chambre 7, jaune soleil) et, de son lit, devait jouir du même horizon que les visiteurs d’aujourd’hui. Calme persistant, mer à l’infini, joli petit déjeuner servi sur la terrasse pour entamer la journée. Que fera-t-on aujourd’hui ? Rien.

Quiétude à Port Racine. C’est le plus petit port de France – 8 ares de superficie et une passe d’entrée de 11 mètres –, un petit quadrilatère régulièrement baigné par les marées. Au-dessus, des petites baraques de pêcheurs aux portes colorées. On le prendrait presque dans ses bras. Prévert adorait.  « Plus port, qu’épique. C’est fabuleux ! », disait-il.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/m-styles/article/2015/08/21/l-autre-visage-de-la-hague_4730516_4497319.html#tvUX1GOcV0ryEw5z.99

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