Sottement, j’y allais à reculons. Résultat des courses, un envahissement des sens d’une ville suave, douce. La gastronomie rayonne et surtout elle a une générosité tonique. Rompre sa faim ici, c’est comme ouvrir une brioche. Tout de suite, un continent se livre. Nul n’est besoin de se compliquer la vie. Une salade toute simple et là vous comprenderez la générosité de la ville, son croquant : ciboule, menthe,
poivrons, fenouil, sucrine. C’est désarmant, reconstituant, dégagé. Les plats ont eux plus de lenteur, souvent un yaourt vient les rejoindre comme pour amadouer le temps. N’oubliez pas, vous êtes ici sur un fleuve, nourritures en adéquations : lentes, paresseuses, parfois diaphanes, comme si elles se voulaient rejoindre les brumes du Bosphore, les songes de sainte Sophie.
Deux adresses, la première un tantinet snobish mais bigrement dans l’assiette. Quasiment introuvable, c’est au troisième étage d’un immeuble. En fait un appartement réhabilité en restaurant : Mangerie, Cevdetpasa 69, kat 3, dans le quartier de Bebek (212.263.5199). et puis, plus casuele, la Lokanta Helvetia, general Yazgan Solak N°12, quartier de Tunel (212. 245 87 80)

lory
18 avril 2007 at 21 h 36 minElle est belle Istanbul..!
sborgnanera
27 avril 2007 at 17 h 46 minpouah ! mais quel commentaire ampoulé, comme une assiette de paul bocuse : ça sent la naphtaline, un brin d’érection littéraire de celui qui s’écoute parler comme d’autre font des tours eiffel en allumettes.
sans aucun reproche car tout le monde à le droit de crouter mais tu as de la chance d’écrire tes chroniques dans des des journaux dont la majorité des lecteurs n’en n’ont que faire sinon, gaffe, l’armée du salut ou le 115, ils risquent de te rattraper…
Nicole
3 septembre 2010 at 23 h 43 minC’est l’ampoule de sborgnanera qui est éteinte, moi j’aime beaucoup les commentaires et le style de François Simon, et je ne suis pas la seule (de plus je connais une « petite » employée de là où il travaille, il parait que c’est un homme sympathique, enfin plutôt un homme « charmant », dirais-je pour faire style F—-O; Continuez nous sommes nombreux à aimer vous lire, et vous regarder sur les chaînes du câbles (GENIAL! on vous accompagne à chaque fois..enfin on a cette impression tout du moins..)