Paris. Dali, c’est tout de même limite…

so sad

Vous me connaissez, j’ai un faible pour les palaces. Péquenaud de naissance, je me laisse étourdir par une grosse auto, la triple moquette et les sur- matelas. Les palaces appartiennent à cet eldorado merveilleux. Lorsque je ne puis me les offrir, je passe y prendre un café, histoire de humer le fumet des fortunes dépressives et esseulées. J’y passerais ma vie. J’y passe une partie. J’aime leur démesure dans un siècle grammé, raisonnable et râleur. Il y a là une sorte de merveilleuse inconscience, un défi narquois. Du coup, de temps à autre, j’y retourne. Au Meurice, par exemple. J’aime le bar à m’y enivrer. Les restaurants, c’est plus délicat. L’accueil y est fantastique. Mais les nourritures, c’est une autre paire de manche. Profitant de la générosité d’un ami (merci Stéphane), j’ai eu la chance de m’assoir au Dali, la deuxième table. Calme olympien, respiration exquise, pains démultipliés. Mais bon sang, l’assiette: limite foutage de tronche, témoin cette salade façon self (32€). C’est peut être murement pensé, mais c’est nul. Pareil pour les desserts. Tout le monde parle de Cédric Grolet qui me semble un garçon honnête et gros travailleur. Mais sincèrement sa tartelette était minuscule, pas mauvaise, mais sans histoire (22€). Bref, je suis reparti un peu chiffonné, mais pas grave la journée était merveilleuse, la compagnie pointue et la vie belle à souhait.

228, rue de Rivoli 75001 Paris

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