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voici donc une table à Paris, Epoca !

Récemment pour M le Monde, je suis parti à la recherche d’une adresse singulière…

 

Epoca, l’époque crachée

À la table voisine, des Italiens ne se remettent toujours pas de leur élimination de la coupe du monde de football face aux Suédois . « Basta, on n’aurait jamais du voler autant de crayons de bois dans les Ikéa, on a été puni… ». Ils sont au dessus d’une entrée qui enthousiasme les Parisiens. A savoir les carciofi alla giudia, les artichauts frits à la juive, tout jolis et emplissant la (toute petite ) assiette (14€). Ils tiquent un peu sur les feuilles un peu trop dures, le coeur pas bien épilé…Mais bon, on est à Paris, et finalement ici, tout passe. Il suffit de faire joli, de dire « regarde moi, comme je fais bien. Regarde, comme c’est délicieux » et  c’est ainsi qu’on se fraie aisément un chemin. L’expression prime, le sens expire. C’est vrai que les gens sont contents, que les assiettes en jettent, mais, comme pour la squadra azzura, l’équipe de foot italienne, il faudrait que le chef réputé (Denny Imbroisy; ex-William Ledeuil, Ducasse au Jules Verne, tour Eiffel) mettent les pieds un peu plus dans le plat, comme dans le vittelo tonnato. Il s’avère toujours un peu bref, estompé dans son assiette frisbee. Le calamar joue a minima, avec petites fanfreluches, touches allusives, sa façon de reculer; un peu à la milanaise, sans tranchant débonnaire. Le service est agréable, volontaire; la clientèle très septième dans ses penchants un peu clichés et voila sans doute pourquoi, cette adresse va fonctionner d’autant que les cuissons sont bonnes (le cabillaud grillé, 20€) et le tiramisu -enfin joue le jeu- , tape dans les coins, ne sucraille pas trop et assume sa dimension café. Epoca, finalement, est bien de son époque. Et nous, y sommes nous bien ?

Les meilleures tables. Au bar, ce n’est pas mal, dans la salle à gauche, un peu partout, mais à l’étroit sur la banquette du fond à gauche.

A emporter: le livre du chef maison,  Denny Imbroisy: « la pasta è la vita« , publié chez Alain Ducasse.

Dommage: allez, un effort de plus, et on y est.

Epoca, 17, rue Oudinot, 75007 Paris. tél.: 01-45-66-05-09.

réservations@epoca.paris.

Décibels: 74db, au déjeuner très vivant, quand c’est plein, ça cartonne !

Mercure. 22°c, la chaleur humaine.

L’addition: comptez 40 euros par personne.

Minimum syndical: plat de pasta à 16 euros.

Verdict: mezzo-mezzo.

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