Oman, le surprenant sultanat

paysages magnifiques

Récemment pour Série Limitée des Echos, j’ai eu le plaisir d’aller à Oman…

Loin des frasques pétrolières et de l’insolence financière, voici un pays protégé par des paysages magnifiques mais aussi  par un quant-à-soi racé et prévenant rythmé par deux resorts Anantara de haute volée: l’un exultant coté montagne, l’autre s’amadouant côté mer…

L’Arabie. C’était donc cela. Elle aurait pu rester  soigneusement pliée dans nos songes avec ses turbans, ses sables, ses mille et une nuits. Et voila qu’à travers les hublots, elle se présente. Cadastrale, en lignes longues, bordées d’une mer inerte. Puis tout se rapproche, Oman et sa capitale, l’un des sept sultanats arabes (avec  Abou Dabi, Ajman, Charjah, Dubaï, Fujaïrah, Ras el Khaïmah…).  Mascate, la capitale,  et son urbanisme immaculé, les terminaux pétroliers, les cuves et leurs toits flottants. La terre est maintenant bien présente. Tout bascule. Les cieux ont repris leur maintien. Il y en a plein avec des azurs limpides. Le paysage peut alors s’ameublir.

Les yeux sont alors comme des orpailleurs. Ils cherchent leurs pépites, leurs rations. Cela viendra très vite, car tout au sud, après mille kilomètres, surgit à Salalah, un littoral sauvage et brut. Des étendues, des silences. L’horizon dégagé. On sursaute presque lorsqu’il n’y a plus de pancarte. Ni même personne. Juste de la perte de vue. La terre et la mer. Le Anantaea -Al Baleed Resort a tout le loisir de tendre ses  villas, ses patios, ses langueurs habiles faites de serviettes éponges profondes, de divans impliqués, de buffets féconds. On devient vite pacha lorsque les jus de mangue, de fruits rares viennent s’adosser à ces lieux si bien organisés. Rien ne manque: les massages maternant, les poissons et leur nacre, la prévenance comme un langage, un rituel.

Pourtant à qui réussit  à s’échapper, la résonance fonctionne magnifiquement. Quérir l’aube rougissante est sans doute l’un des plus beaux cadeaux de la terre. On a beau chercher, on est presque seul au monde: un Petit Prince, sans son avion, ni Saint Exupéry. Tout près de l’hôtel, à Mughsayl, deux pêcheurs vaquent aux vagues, trois oiseaux perchés à leur coté. C’est l’immensité avec un fil de nylon. C’en est presqu’irréel, comme si des contrées avaient échappés à la marelle touristique. Sur le retour, la voiture cahote  dans un chemin raviné, plein de diphtongues. Au coeur de l’oued désoeuvré, au bord de la « Frankincense road » (la route de l’encens) , un arbre tout seul émerge dans ce paysage de chaos pierreux. Il semble comme une interjection feuillue, un défi rayonnant, sorti d’une bible, du Coran, si vous préférez. C’est le boswellia sacra, l’arbre à encens. Ses larmes de résine donnent à ce pays ce sillage permanent, relayé de temps à autres par les roses de Damas.

Coté mer

Mille kilomètres séparent la capitale Mascate de la station balnéaire qui monte, Salalah. C’est ici que se dresse l’ Al Baleed Resort, un habile mélange de villas avec piscine privées (96) , de chambres « deluxe », de patios, restaurants, vastes piscines. Et surtout la plage. Celle-ci est infinie, nette, presque virginale aux aurores. La mer brosse à souhait, avec une température clémente. Le reste est une question de dosage entre les levers aux aurores (somptueuses), les nuits calmes et profondes, les massages qui nous laissent des petites fleurs dans les yeux. Logiquement, au bout de deux trois-jours on a tout pigé des poulies du bien être. Reste alors à actionner.

www.anantara.com/salalah-resort/early-bird

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