Oman, cette fois-ci, grimpons sur la montagne

gardez-le dans un coin de votre tête

Dirigeons-nous à présent vers la deuxième vision d’Oman revue et corrigée par Anantara:  le Anantara Al Jabal Al Akhdar. Pas grand monde sur les routes, des camions qui montent comme des mules; de la pierre, des montagnes, des djébels. Il doit exister des lieux ainsi préservés dans le monde: une vallée dans la Patagonie, un village autrichien délaissé, un  vallon enneigé au dessus de Sapporo. Cette fois-ci,  Oman  exprime sa nature rugissante. Voici un un site phénoménal  de falaises, d’à pics, de canyons, au bord du Saiq plateau (situé à 2000m) faisant de ce resort Anantara  le 5 étoiles le plus élevé du Moyen Orient. Les plantes y sont puissantes (myrtes,  grenadiers, genévriers, oliviers) et surtout le complexe hôtelier suffisamment étiré pour se sentir gentiment seul un peu partout.

Oman peut alors abattre ses cartes et l’une des moindres, c’est ce paradoxe: celui ne de ne pas avoir été ravagé par le luxe marbrier. Il existe même des locaux qui travaillent, soutiennent de vastes familles comme Ghal Ahmed, 60 ans. « Est ce que le climat influe sur notre caractère ? s’interroge-t-il. Sans doute, je n’y avais pas pensé. Mais lorsqu’il fait très chaud, on évite de rentrer en colère, on sait être patient, calme, mesurer ses forces. C’est sans doute pour cela que nous sommes paisibles, attentifs. La nature semble dure et solide,nous pouvons l’être aussi. » Ghal Ahmed a six garçons et trois filles, et disons qu’avec les gendres et les grands parents, ils se retrouvent à 33 dans leur maison. Ali, le pêcheur, a la vie plus simple: 13 personnes seulement, tout va bien.

Dans ce resort haut perché, minéral et mutique, on entre  dans la dimension biblique d’Oman.  Il faut alors retrouver l’innocence de ce que fut sans doute la terre, ses reliefs, ce fatras bousculé par les siècles et les mers. Ce ne fut pas triste, semble-t-il, les plaques tectoniques  tentèrent l’échangisme; l’arabique  passant sur l’eurasiatique. Cela donne des origines du monde  par brassées. Et des coquillages sertis sur les rocs, à 2000 mètres d’altitude.

Tout sera alors simple, enfantin, comme à un feu d’artifice. Même les nourritures prennent le relais et veulent s’amuser, faire comme les pics, interpréter le tellurique et ses secousses. Elles envoient des plats mignons aux reins pimentés. Il faudra alors retrouver ses propres véhémences, revisiter ses rythmes, les remettre d’équerre. Retrouver l’animalité, manger comme tout le monde au port de commerce de Salka, le poisson du jour avec les doigts, le mélanger avec le riz roux, lover sa bouchée et manger sans rien dire.  Finalement, alors qu’on était arrivé sans arrière pensées, nous voila bousculés, pénétrés par les pores de la peau. Une civilisation entière dévale en nous, comme ces rigoles d’eau vive dans les montagnes arides. Alors que l’on était venu passer quelques jours, Oman nous prend par surprise et offre un cadeau divin: être subjugué.

Coté montagne

Il y a d’abord cette route qui monte, qui monte. On se dit alors que l’on a laissé loin derrière soi le reste du pays. Ce n’est pas faux, avec à la clé un site exceptionnel, magnifique de sagesse avec des panoramas incessants, des canyons et des couchers de soleil à pleurer. L’Anantara Al Jabal Al Akhdar ressort déploie ses 5 étoiles devant un paysage minéral et grandiose. Que ce soit au spa, aux divers restaurants, au bord du panorama rebaptisé après le passage de la princesse Diana, dans sa piscine privée (33 villas), des chambres avec vue (82)  ou dans les chemins emmené par les guides locaux. Les cieux y sont magnifiques, les levers du jour à se promettre de changer de vie, les couchers de soleil à faire des promesses.

www.jabal-akhdar.anantara.com

Y aller

Oman Air est la compagnie aérienne phare du Sultanat d’Oman qualifiée de compagnie aérienne 4 étoiles. Elle dessert Mascate et Salalah. www.omanair.com

Site internet de l’Office de Tourisme du Sultanat d’Oman: experienceoman.om

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