Mumbay. Le langage de l’eau

Partons en Inde pendant une semaine

Il y a peu pour Air France Magazine, j’ai pu me rendre à Mumbai, en Inde. C’était la première fois…

C’est une des villes au monde qui devrait vous bouleverser. Dans son tumulte, ses foules, ses saveurs réverbérants en  épiphanies. C’est une houle, un choc, une révélation imprimée par l’eau dans ses vapeurs, l’océan, la moiteur, la fluidité sensuelle…

1 – La foule, l’autre fleuve

C’est une des grandes actrices de la ville: la foule. Un péplum inépuisable délivrant dès les premières heures du matin, cette marée humaine, dense, chaude, aux yeux grands ouverts. Dans la gare de Victoria, comme autour du Taj Mahal, sur les terrains de cricket, comme dans les marchés, elle est comme un seul homme, vibrante, colorée. À force de la regarder, nous finirons nous aussi par la rejoindre: faire partie d’un seul corps, sentir ses vibrations, ses pulsations. Le voyage devient alors comme une sorte de thérapie: sortir de soi, se brasser, ouvrir son coeur, ouvrir les yeux.

2 – la dimension tactile

Même dans les embouteillages, dans le chaos urbain, il y a comme un touché des automobiles, des vélos et des scooters. on se frôle, on s’énerve jamais, il y a comme une fluidité émanant d’une civilisation. Il en va de même pour les passants, les piétons au coeur même de la foule. Rien de montré. Pas de baisers dans la rue, d’épanchements ostensibles, d’affiches racoleuses. Tout est effleuré, suggéré. Un regard porté, une pression des doigts: un hymne magnifique et clandestin, la densité d’une intimité.

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