Mes propres goûts ne m’intéressent guère…

restaurant a paris

Cela ne vous étonne pas, j'espère. Qu'il soit question de chemises, de livres, d'architecture, mes propres goûts me barbent. Tellement prévisibles. Du coup, ceux de mes proches me captivent dans la demi seconde. Soyons honnête. Qu'y a t il sur la table de chevet? (en fait une étagère avec une cinquantaine d'excellents livres). Du moins sur le dessus.
Le dernier Sollers (ça c'est moi, inconditionnel); ensuite Ernesto Sabato recommandé dans un dîner au Baratin par mon ami Thomas Papo (corroboré par Raquel puis Emmanuelle Jary): son livre "Le Tunnel" (Points Seuil) est captivant (une vraie décharge). Tony Duvert, ça c'est Jean Touitou qui le réédite avec Minuit pour le compte d'APC, son "abécédaire malveillant", c'est de la TNT, jubilatoire et d'une rosserie qui devrait vous secher (en vente dans les boutiques APC).  Bayon (fan également) et sa Mezzanine (Grasset) dévoré en une après-midi, saligaud à souhait;
Maurice Sachs (ça c'est Vincent, l'homme aux criteriums) pas encore commencé (longue conversation autour de Hambourg, inévitablement Sachs); Roland Barthes (carnets du voyage en Chine);  Christian Coulon (La Table de Montaigne) et enfin, une recommandation de Aurélie Galois: "La fille sans qualités" de Juli Zeh  (Actes Sud), très belle fresque sur l'Allemagne des années 2000. Roman réactif que je cherchais confusément…
(photo F.S).
 
A venir: le Villaret, le Boudoir, le Café de Vendôme, le Thermopack, quelques musiques, une huile d'olive, et puis des videos que my friend Christophe met en piste…
  • Laurent Husser
    12 février 2009 at 9 h 58 min

    Jolie liste. Je vous conseille aussi le dernier récit de guerre impressionnant de Richard Millet, « La confession négative » et puis de passer à Strasbourg un de ces jours, mince ! La semaine prochaine, Umami pour moi, pour voir s’il mérite son macaron Michelin que vous annoncez !

  • Gould
    12 février 2009 at 11 h 44 min

    Merci pour cette « wish list », que j’espère régulière à l’avenir 😉
    Le Barthes se fait joliment descendre dans le Canard d’hier.
    J’espère que Bayon publiera un jour ses critiques ciné.
    Je viens de plonger dans le 2666 de Bolaño :
    http://www.amazon.com/2666-3-Boxed-Set-Novel/dp/0374531552/ref=ed_oe_p

  • Thierry Richard
    12 février 2009 at 12 h 29 min

    … mais ils intéressent peut-être vos lecteurs…

  • so
    12 février 2009 at 15 h 50 min

    Oui, plus régulière, SVP. Plutôt postée le soir, ça éviterait de se balader sur Amazon au lieu de bosser. Y croiser ça sur le Duvert, pas que rosse alors : « L’intelligence implique une résistance à la douleur morale, à l’intimidation, à l’angoisse, au désespoir. C’est l’homme le moins douillet qui sera audacieux dans sa pensée, acharnée dans sa recherche, intègre dans son expression…. ».
    Barthes, un seul, non ? Ces bons vieux Fragments d’un discours amoureux. Un peu mortel au quotidien mais laser si on l’est (=amoureuse = bientôt la st val= etc…..).

  • @rmelle
    12 février 2009 at 20 h 30 min

    Ah chouette, de longues soirées de lecture en perspective !
    Vision amusante de Charles Dantzig « Encyclopédie capricieuse du tout et du rien » dans sa ‘Liste de ce qu’on n’a jamais vu’: Un bébé pigeon, Une japonaise enceinte, Un Italien courir, Un picador non sifflé dans une corrida, Un Anglais articulant, Un Parisien aimable, Un enfant misogyne, Un roman à un seul personnage, Un menu de restaurant chinois sérieusement traduit, D’acteurs dire «je t’aime » dans un film porno, Un jeton tomber par terre dans un casino.

  • sue
    13 février 2009 at 9 h 40 min

    D’excellents livres, comme vous dites. Un peu prévisible malgré tout, ce bon goût canaille, non? (Le Duvert parrainé par Touitou, tellement chic…)
    Et si vous nous montriez vos livres à vous, si possible avec les fautes de goût?
    Quant au Julie Zeh, vous vous l’êtes fait refiler par la revêche des Inrocks? Moi, je n’ai pas pu le lire.

  • e
    13 février 2009 at 22 h 35 min

    vous dévorez donc aussi les livres

  • e
    13 février 2009 at 22 h 40 min

    vous dévorez donc aussi les livres

  • @rmelle
    14 février 2009 at 20 h 02 min

    …Et Dans le livre « Aux innocents la bouche pleine », F. Simon nous emmène avec lui voir les dessous de Paris, des dessous chics ou en coton, en lycra ou en dentelles, il y en a pour tous les goûts dans tous les recoins de la ville. On est partis avec lui dans sa cavalcade, en vélo, en taxi, en Yacht ; on ne le lâche plus.
    Il y a de la gouaille dans ses paroles, du franchouillard dans ses expressions titi parisien. Du Audiard quand il mange, du Truffaut quand il est amoureux des femmes, du Léo Ferré dans ses moments de solitude, du Sautet quand il décrit le snobisme Parisien, du dessin de Sempé pour raconter avec humour certaines absurdités de la vie, du Mishima dans son hommage au Japon… C’est toute une humanité qui est en lui.
    Avec cette sensibilité à fleur de peau, des odeurs émanent des pages de son livre, des plats qu’il métaphorise, leur donnant un souffle aux aliments, une sorte de deuxième vie, avant qu’il ne soient immortalisés sur du papier.
    Mais non F. Simon n’est pas méchant ! Il ne critique pas, il témoigne simplement de ses déceptions, de ses (et nos) incompréhensions qu’est la gastronomie. Car de ces aberrations, il est bien de remettre les pendules à l’heure, non pas à la façon du Christ ou d’un Saint, mais à la manière d’un ‘Petit Nicolas ‘ tout en simplicité, en finesse, en naïveté, et surtout comme un épicurien qui aime la vie.
    N’est pas critique qui veut en effet.

  • jean-paul
    18 février 2009 at 15 h 13 min

    Oh! Fidèle lecteur de ses oeuvres, je cherchais une interview de Bayon, et je l’ai trouvée, sur la radio suisse romande. Et que vois-je? François Simon aussi est passé par là! Petit cachotier….