Je suis allé il n'y a pas longtemps au Montana histoire de gratter un petit haché menu pour le Figaroscope…
Il n’y avait plus de menthe au Montana, ça s'appelle…
Le mojito appartient à ces ascenseurs qui vous propulsent la nuit dans les étoiles. Vous étiez en train de teuteufer dans vos sinusoïdal lorsque cet engin translucide vous a reposé d’équerre, prêt à manœuvrer, refaire le monde, houspiller les trainards et convoiter la terre entière. Joli petit scooter des soirées, le mojito se faufile partout, fuse et vous dépose là où ça vous chante. Ce soir au Montana, l’orage vient de passer, les rues sont vides ; juste quelques réserves d’oisifs disséminés sur les banquettes du Flore avant d’être filtrés à la porte du Montana, le dernier bar de nuit venu se frotter sur l’épaule du célèbre café.
Un mojito, un. "Désolé, monsieur, mais je vous le répète, il n’y a plus de menthe fraîche, donc je ne peux vous faire de mojito". C’est drôle mais parfois, il faut se faire répéter l’inconcevable. Plus de mojito à deux heures du matin ? Comme s’il n ‘y avait plus de Ladoucette au Flore. Mais les gens de la nuit sont ainsi, ils sont dans leur incrédulité. Les mots sont souvent démonétisés. On navigue à vue. Il faut que l’on vous klaxonne les informations sinon cela ne rentre pas. Pas grave au demeurant, l’absence de mojito même s’il plombe quelque peu cette rubrique, ouvre en revanche d’autres perspectives.
Un mojito, un. "Désolé, monsieur, mais je vous le répète, il n’y a plus de menthe fraîche, donc je ne peux vous faire de mojito". C’est drôle mais parfois, il faut se faire répéter l’inconcevable. Plus de mojito à deux heures du matin ? Comme s’il n ‘y avait plus de Ladoucette au Flore. Mais les gens de la nuit sont ainsi, ils sont dans leur incrédulité. Les mots sont souvent démonétisés. On navigue à vue. Il faut que l’on vous klaxonne les informations sinon cela ne rentre pas. Pas grave au demeurant, l’absence de mojito même s’il plombe quelque peu cette rubrique, ouvre en revanche d’autres perspectives.
Quoi d’autre alors ? il suffit de regarder autour de soi. Tout le monde était à la piscine. Non point que l’on avait étanchéifié la pièce du bas, mais la piscine est un cocktail qui devrait faire se pâmer d’horreur les sommeliers (exercice dans lequel, il est vrai, il est facile d’adonner), puisqu’il s’agit de prendre du champagne et de mettre des glaçons dedans. Le geste a beaucoup de panache. De bravoure également, il fait partie de ces boissons de pirates que l’on boit comme l’on porte des coups de clairon. J’avais à mes cotés une effrontée. Il ne fut pas difficile de lui demander de dénicher une fantaisie explosive. La réponse jaillit : un B52. Cela veut dire un mélange du tonnerre avec pour 3/3 kalhua, grand marnier et baileys. "C’est une boisson de pêcheur" précisa cette personne apparemment férue en filets. Avant de rappeler qu’il fallait le boire pendant qu’il flambait encore. Va pour le B52 en flammes. Ne possédant pas de moustache, l’opération fut sans dommage. J’étais en train de commenter mes premiers émois à un voisin de coude lorsque la belle s’empara du petit obus et le vida d’un trait. "Voilà comment ça se boit !" trancha t elle avant d’aller s’en griller une dehors.
MAIS ENCORE
Le service. Derrière le bar, un grand garçon au crâne luisant opère avec un stoïcisme de rigueur. Quand vous posez deux fois la même question, il répond avec courtoisie deux fois la même réponse.
Le service. Derrière le bar, un grand garçon au crâne luisant opère avec un stoïcisme de rigueur. Quand vous posez deux fois la même question, il répond avec courtoisie deux fois la même réponse.
La clientèle. Ce soir-là, elle était belle et ondulante. Des créatures, des créateurs. Du beau monde s’interpellant par les prénoms, se malaxant le coude et souriant à la nuit. Stéphane Wargnier, Olivier Gagnaire, Camille Bidault Waddington, Olivier Zham, Eric Matha, on a l’impression parfois d’enter de plein pied dans un magazine de mode.
Faut-il y aller ? J’y retournerai bien reprendre le B52 que l’on m’a cravaté.

léazz
21 juin 2009 at 10 h 30 minil y a un côté james bond de troisième zone vraiment insupportable quand vous parlez de nuit.. moins quand vous parlez de restaurants!
Mr Lung
22 juin 2009 at 13 h 42 minA mort les convenances, vive la piscine ! C’est le seul moyen de garder son champagne au frais plus de 5mn dans une boîte de nuit…
Très bonne adresse by the way. La Rive Gauche se bouge enfin le popotin.