Brasserie parisienne, la feuille morte…

C’est toujours troublant d’aller prendre un repas dans ce qui fut la gloire de la ville, son expression juste et glorieuse. Aujourd’hui, le genre est fané. Ce n’est pas sans charme du reste. Personnellement, j’adore ces atmosphères sépias, la clientèle datée, les maitres d’hôtels pas commodes. Il y a même une sorte de déprime aussi lourde que la tenture, cette fausse joie commerciale…Chez Bofinger, à chaque fois, je me fais recaler pour déjeuner sous la coupole. Pourtant, à midi, elle est vide. « Vous savez me dit le directeur, il faut réserver au moins un mois à l’avance! ». C’est cela. Maitre d’hôtel grincheux, mais heureusement que le pioupiou est adorable, souriant. Plat travaillant sans plus. Pas nul, mais sans allant. Bossant quoi, sans véritable joie, ni fierté. C’est finalement triste…Clientèle du même métal. Mosaïques des toilettes admirables.

Bofinger, rue de la Bastille, à Paris.

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