… On a envie d’entrer en dissidence, de protéger, d’encourager ces frêles ambassades défendant des valeurs qui finalement sont régulièrement les nôtres, les vôtres : les vins paisibles issus de la biodynamie ou de l’agriculture bio. Ils ne font pas demal auxmouches, n’ennuient personne sauf certains sommeliers qui peinent à «marger » sur ces bouteilles à prix tranquille. Voilà pourquoi nous sommes allés à Racines, planqué dans les pénombres et les sépias du passage des Panoramas.
La clientèle. Des capucins venus feuilleter le livre d’heures de leur passion. Atmosphère de sacristie avec une ferveur terrible, des décidés, des joyeux et des contents : un bar à vins, quoi!
Le service. Le responsable a l’air d’en connaître un rayon; si vous venez ramener votre science, vous risquez d’avoir des petites contrariétés et de suçoter quelques râteaux. Il est aidé par un serveur qui file doux.
Est-ce bon ? Pour des petits plats, c’est impec. Et les vins bio ? Sincèrement, il y a de tout : des excellents comme des discutables, je ne vois vraiment pas où est le problème et où sont les cons.
Est-ce cher ? On s’en sort pour 60 euros à deux, avec beaucoup de choix parmi quelques belles bouteilles comme un romorantin à 18 euros ou encore cet épique Vitriol, un gamay d’Auvergne qui claque bien (oh, shocking !), issu de « vignesmunicipales » et vendangé « en tongs ». Pour sûr, ça frémit dans les commissariats aux vins !
Racines : 8, passage des Panoramas, IIe. Tél. : 01 40 13 06 41. Tlj sf sam. et dim.

Jacques Perrin
28 novembre 2007 at 21 h 25 minQuelle est votre position sur cette question ? Pas très claire… Qui a besoin d’être protégé ? Michel Bettane a raison de mener ce combat contre l’approximation et les dérives rousseauistes de certains partisans du « sans soufre » J’ajoute : mais pas sans reproches. Quant aux sommeliers, ils ne sont pas si angéliques que ça. ll y a longtemps que certains ont compris le créneau commercial que ces vins pouvaient représenter et margent autant sur ces crus que sur d’autres. Tel ce repas récent chez un des grands noms de Paris où le sommelier s’est ingénié à nous proposer des « moutons à cinq pattes », des curiosités dignes du grand Bazar, des vins improbables, oxydés ou violemment animalisés, sur des remontées de lies qui ressemblent à un goût de scirocco sur des fosses d’aisance. Gare à vous si ces derniers n’ont pas l’heurt de vous plaire : comment pouviez-vous ignorer que ce n’était qu’une simple question de pression atmosphérique. « Atmosphère, atmosphère… »
sunny
29 novembre 2007 at 8 h 15 minManhattan Les Experts … de quoi finir tire-bouchonné !!! En tous cas merci d’essayer d’en défendre certains !
BalthazarB
29 novembre 2007 at 9 h 45 minUne adresse très recommandable, je trouve, dans un quartier (Grands Boulevards / Bourse, en gros) où il est difficile de trouver son bonheur. Le cuistot, qui n’a toujours pas le gaz, a bien du mérite. Et le côté « extrémiste » de la maison est à la fois sympa / rock’n’roll et un peu dur à digérer, parfois. Comme ce blanc de chez Claude Courtois (sa cuvée Racines a donné son nom à l’endroit) oxydé au-delà de ce qu’un palais délicat peut supporter…
Ludovic Roif
15 décembre 2007 at 9 h 09 minDes adresses de restaurants atypiques sur Paris
C’est le week-end bientôt, il fait froid, vous cherchez des bistrots sympathiques et pas chers avec des vins qui ne font pas mal à la tête… ? Et bien vous pouvez regarder le site http://www.morethanorganic.com . C’est en anglais actuellement
synope
24 juillet 2010 at 12 h 34 min104 euros pour 2 : 1 plat + 1 dessert + 1 café chacun + 1 bouteille de vin ! On est loin des 60 annoncés !!!
Quant au choix du vin il se limite à celui que le serveur veut bien vous donner vu que la carte des vins n’existe pas [les bouteilles sont en vrac sur des étagères au dessus de votre tête : une fois assis, pas facile de choisir !!!] et les explications sont inversement proportionnelles à l’addition …
Au final nous avons donc du boire un sauvignon, facturé 25 euros ! alors qu’après observation nous nous sommes aperçus que les bouteilles mises en avant sur les étagères affichent en moyenne des prix autour de 15 euros !
Sur 3 plats proposés à la carte, à 21h un était déjà manquant … certes pas mauvais, mais à 30 euros on est en droit de s’attendre à mieux. Les desserts très quelconques !
Quant au discours sur le Bio il s’applique ici aussi aux légumes qui font plein de manière pour pas grand effet au final !
Tout ceci est la preuve que le BIO est surtout une question d’addition : rien de plus rien de moins … mais il y a amateurs ! les cons n’ont donc pas besoin d’aide pour être sauvés !!!