Le monde de la table est rosse. Jacques Maximin, 60 ans, l’un des meilleurs chefs français, ferme son restaurant et quasiment rien sur cette disparition choquante. Cela dit, on imagine ce garçon bouillant envoyer balader les caméras et les micros, tonner contre ce monde plutôt paradoxal. C’est sans doute le plus pillé des chefs français. Il se retrouve aujourd’hui sur la paille, même s’il est vrai que la gestion de son dernier restaurant fut calamiteuse. Il a été formé par Roger Vergé (Mougins) dans les années 1970, avant de passer chez Jo Rostang, à la Bonne Auberge, puis au Negresco où il allait connaître ses heures de gloire.
Ce natif du Nord s’était épris de la région niçoise. Il se proposa de « faire plaisir » à ses clients en mettant au service du répertoire local sa brillante technique. Il se révéla alors un créateur hors pair, impressionnant la galerie par un caractère et des plats bigrement cravachés, mais restant aussi simple que ses fameuses fleurs de courgette farcies. Garçon flambeur ( « J’ai toujours préféré la Porsche turbo au turbot poché »), Maximin avait l’art d’asséner des formules vachardes qui mettent encore son entourage en joie : « Je préfère le bon poulet rôti à une excellente lotte au camembert » ou encore « Dans la cuisine, il y a deux sortes de cuisiniers : ceux qui donnent le mouvement et ceux qui le suivent. » Aujourd’hui, Jacques Maximin rejoint comme chef consultant le groupe Alain Ducasse et la chaîne Accor. On retrouvera quelques-uns de ses plats signatures ici et là (Novotel de Monte-Carlo, Novotel Tour Eiffel), il élaborera des plats standards pour les autres restaurants.
L’esprit Maximin n’est pas prêt de s’épuiser car déjà toute une galaxie de disciples continuent d’envoyer la sauce…
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PHOTO / JEAN-CHRISTOPHE MARMARA / LE FIGARO

stephane
25 janvier 2008 at 12 h 35 minMr Maximin votre cuisine et votre caractere nous manqueront.
Petite précision, il consacrera une partie de son temps à l’organisation des MOF.
mercotte
25 janvier 2008 at 19 h 47 minje ne l’ai connu qu’au Negresco et au travers de son livre dans la collection Lebey mais il m’inspire souvent ! Il va peut être pouvoir profiter d’une vie loin du stress ….ce qui n’est pas négligeable !
Jacques Perrin
29 janvier 2008 at 16 h 21 minC’est un phénix, il reviendra, c’est certain ! La gastronomie française a besoin de vous, M. Maximin, revenez nous enchanter ! Vous avez raison de le souligner : Maximin est un génie qui a été allègrement pillé par ses épigones mais n’est-ce pas là souvent, une des caractéristiques du génie ?
JOEL ANTUNES
27 avril 2009 at 5 h 30 minj’ai eu l’occasion de travailler un peu avec mr maximin dans les annees 80, je n’ai jamais eu un chef apres 10 ans de 3 etoiles michelin qui avait sa fougue et son talent .
un chef unique , un vrai chef..
merci chef .
joel