En allant chercher les petites bêtes (les restaurants petits, donc), il était évident que nous allions nous faire du mal (la nostalgie). Et beaucoup de bien. Car c’est ici, en quelque sorte, que les vraies bonnes tables se trouvent : La Cerisaie, Spring… Le chef est en cuisine, la patronne (ou une serveuse) en salle, les clients entre les deux. Ce genre de sandwich, c’est parfait : vous voilà comme une tranche de jambon, rose de félicité n’aspirant qu’à être avalé. Voir le chef en cuisine, c’est retrouver la dimension première de la cuisine : le don. Au Timbre, du côté de Vavin, il est là avec ces gestes qui nous bouleversent : l’aller-retour à la poêle d’un coup de poignet, la pincée d’herbes sur l’assiette, le poivre, le sel, le poisson déposé comme un nouveau-né. C’est bien simple, vous passez la moitié du repas à reluquer. Pour un peu, on se lèverait pour aller « jouer », participer. Même faire la vaisselle.
Il faut y aller, pour la cuisine sentimentale, les bruits rassurants des casseroles et des poêles (une bande-son délectable), les nappes et les serviettes blanches.
Le prix : Pfuit, c’est presque donné pour la qualité et l’attention.
Le Timbre, 3, rue Sainte-Beuve, VIe. Tél. : 01 45 49 10 40.
PHOTO/P COOPER pour Telegraph.co.uk

Jacques Perrin
30 janvier 2008 at 22 h 03 minBouleversé, je suis. J’irai. J’ai peur, après tant d’éloges, d’être déçu mais le miracle n’est jamais où on l’attend. Pfuit.
patoumipatoumi@yahoo.fr
30 janvier 2008 at 22 h 29 minAh François! Ce soir là, on est allé Chez You, juste à côté… Vous me faites regretter!