Véritable bonne adresse de Suresnes, le Père Lapin fait l’objet d’un assaut général dès que les beaux jours apparaissent. La carte est ici alerte, l’ardoise, bien celle du jour. Mécaniquement, dans l’effusion générale, nous avons commandé le rumsteck au poivre.
Va pour la viande, donc. Commandée saignante, elle arriva à point. Mais il y a ici une telle bonne humeur qu’on ne se voit pas un instant lever l’index, montrer les gencives de l’assiette et faire un cours d’anatomie. Les sucrines braisées avaient de la bonne volonté mais l’ensemble ramait sec avec une sauce poivre estompée. Pas grave, dans ces cas-là, on savoure d’autres bonheurs, celui d’une conversation, d’une belle soirée d’été.
Desserts. Le crumble de fraises et de rhubarbe semble plus correspondre à l’idée que veut donner de lui ce restaurant. C’est bon, bien vu, équilibré avec de belles séquences alternées (croquant, doux, suave) malgré le dispositif actuel un brin tordu : petits verres étroits et le plat en formule Ikea (à remonter soi-même).
Le cadre est un joli jardin sur les hauteurs de la ville avec terrasse. Sinon, la salle plaisante mais bigrement sonore lorsqu’il y a des groupes comme ce soir-là.
Formules à l’ardoise de 22 à 27 €, comptez 40 € à la carte, alors il faut y aller en faisant attention lorsque vous commandez…
Au Père Lapin. 10, rue du Calvaire, 92150 Suresnes. Tél. : 01 45 06 72 89. Tlj sf le dim. soir.

Françoise Leclercq
27 juin 2008 at 23 h 25 minOh oh , que de souvenirs vous réveillez ! J’ai connu le « père lapin » lorsque c’était encore une vraie guinguette.
En terrasse ,l’été,on s’y nourrissait de saucisses-frites ( terrasses escarpées,avec la treille qui courait,et les guirlandes électriques qui brillaient…)
Quand les nuages s’amassaient sur le Mont-Valérien,on se refugiait dans la salle ,on y mangeait des plats plus « consistants »…
C’était très simple, »bon enfant »,les ouvriers cotoyaient les petits bourgeois (si,si …)
on chantait ,dehors assis sur les bancs,les gamins couraient en tout impunité entre les tables, et devant nous les lumières de Suresnes et au loin Paris qui nous fascinait…
Je vous parle de mon enfance…pas si lointaine…dans les années 60 !
J’y étais retournée il y a une dizaine d’année, cela avait déjà ,un peu changé,la clientèle plus que le lieu, mais là, à vous lire ,en regardant la « déco »…je me dis que la page est tournée !
Reste le site, ah ça , ce sera toujours une situation unique!