Cette adresse, je ne cesse de vous la rabâcher mais sincèrement, c’est l’une de mes préférées au Japon. Avec ses airs de chanteur du groupe Devo, Nakamura déploie une cuisine toute en finesse, il glisse sur la surface des produits avec une vista désarmante. Il avance par petites touches déposées dans des bols. Ceux-ci arrivent avec une métronomie qui a le don de galvaniser l’appétit. Légumes dans leur fraicheur moite, poissons dans la nacre ou dans une expression à se taper la tête sur les murs (cette dorade bousculée dans le craquant).

En ressortant, décalage horaire faisant, j’ai bien failli embrasser un poteau. C’était sans compter sur la suite de la nuit. Qu’avons nous fait ? Pfuitt, la suite dès demain, ici même….
(photos F.Simon).



Venus
3 novembre 2008 at 19 h 49 minOh dix veaux !
Et d’oeufs vous avez des nouvelles » fraîches « ?
stina
4 novembre 2008 at 23 h 02 minL’esprit éclairé qui cite Devo ne peut pas se tromper.
Fanny
6 août 2010 at 0 h 32 minCe restaurant est incroyable. Il faut s’installer au comptoir, voir le chef couper le poisson, il vous le montre avant et vous regarde les yeux enjoués après. Les sashimis sont excellents avec de rares sortes de poissons locaux introuvables ici (notamment ceux provenant de la mer du Japon). Ses sashimis d’oursins de Hokkaido imprégnés du bois de conifère les contenant sont inoubliables (servis avec du saké frais).On est loin des pirouettes polies tokyoïtes et comme justement remarqué à Osaka les gens sont directs, authentique, plein d’humour et d’aisance. Rien à prouver. Un conseil, y aller l’hiver quand les poissons sont bien gras et généreux…