C’était sans doute l’endroit le plus réussi de la terre.Juste quelques solitudes admirables, des solistes en pose, quelques touristes égarés, une petite dame avec un petit sac Hermès et son assiette de fromages…pas grand monde. Un moment donné, nous ne devions être plus qu’une petite dizaine. Il était bientôt 20 heures. On n’entendait rien, juste un livre feuilleté, une petite cuillère dans une tasse. La respiration de Paris. Nous avons pris quelques verres de vin, il n’en fallait pas plus pour glisser dans la nuit.
(photo F.Simon)
le 25 / 12 / 2008

ratatouille
26 décembre 2008 at 20 h 30 minOn dirait un dessin de Sempé
Brubru
27 décembre 2008 at 2 h 31 minIl y a tout dans cette note. L’essence de la magie de FS en quelques lignes. Ca fait regretter de ne pas avoir vécu ce moment-là !
Ariane
28 décembre 2008 at 16 h 44 mindécidément, je suis d’accord avec vous sur bien des sujets, cher François Simon et moi aussi, j’aime beaucoup aller me réfugier au Flore, toujours au premier étage, où règne un calme bienheureux et intemporel, loin de l’agitation de St Germain. On peut y rester des heures à bouquiner ou converser sans être dérangé, sauf parfois, comme cela m’est arrivé récemment, par le parfum agressif d’une cliente, heureusement vite repartie. Longue vie à cette enclave !