Plein le nez

Nez RObert Piguet  

Cela faisait un bout de temps que je m'en n'étais pas mis plein le nez. Les parfums, vous le savez, me rendent dingo. Un jour, je vous ferai visiter ma salle de bains et là vous risquez de tomber à la renverse: des flacons partout. Non point qu'on m'en adresse par wagonnets, mais mes amies de la rubrique beauté au Figaro m'en refilent parfois. Et puis bien surtout, il y a ceux vers lesquels je me dirige par bonheur: Terre d'Hermes, Ambre Sultan de Serge Lutens, Habit Rouge Guerlain, Fracas de Robert Piguet, Bigarrade de chez Frédéric Malle (eau d'Hiver, aussi)…J'en passe.
Mon nez fonctionne depuis tout petit. Et pour cause, je suis né entre une usine de torréfaction (les cafés Jamy) et l'océan atlantique. Entre l'iode et le torréfié, on se créé ainsi de véritables pliures cérébrales; des spirales fonctionnant en totale transversale: le goût du torréfié, du rôti (les côtes!), du pain grillé, des rocks urbains et autres zébrures mentales dont je vous passe les débordements. Cette fois-ci, j'ai travaillé avec François Demachy (Dior).Il m'a fait visité le laboratoire de la rue de Téhéran, fait sentir des senteurs sidérantes.
En sortant, sur mon vélo, j'avais la tête dans les étoiles
 
Si cela ne vous dérange pas trop, de temps en temps un petit coup de vapo!
 
A VENIR: la semaine prochaine, on part à New York City: 10 expériences gastronomiques pas piquées des hannetons. Et puis il y aura ensuite Juan les Pins et après, vous allez adorer: Hanoi ! Déjà, je prépare mon sac…
  • Lim
    27 juin 2009 at 12 h 03 min

    Hier, j’écrivais :
    Bonjour,
    Sans être désagréable, je ne sais pas si vous tapez vous même vos textes, ou si vous les confiez à une petite main, mais je trouve que depuis quelques jours, les fautes d’orthographe se multiplient. Lacunes, ou relecture insuffisante … c’est dommage.
    Bien à vous,
    LIM
    et aujourd’hui vous postez : Il m’a fait visité le laboratoire de la rue de Téhéran.
    Il m’a fait lire, il m’a fait écrire … donc il m’a fait visitER … au secours, la langue française ne mérite t’elle pas autant d’égards que la cuisine française ?

  • Gould
    27 juin 2009 at 13 h 58 min

    le dandysme m’a tuer 😉

  • Sunny Side
    27 juin 2009 at 14 h 12 min

    Vite … quand l’interview « la tête dans les étoiles » avec François Demachy ?

  • Le Cookie Masqué
    27 juin 2009 at 18 h 07 min

    new york, new york !

  • Peter Von Touit
    28 juin 2009 at 0 h 09 min

    Après le subway, mac donald, ou les « préparations douteuses que l’on trouve dans Paris »… goutez le hot dog de chez « papayas » sur broadway ou a chealsea… « BEST » HOT DOG IN NEW YORK…

  • Archie
    30 juin 2009 at 1 h 29 min

    Tiens, Terre d’Hermes est l’un de mes flacons habituels. Quelque chose d’obsédant, une profondeur étourdissante, éclaircie de notes fraiches, ouvertes, sympathiques. Merveille d’équilibre ! C’est troublant et passionnant de découvrir les senteurs auxquelles on aimerait ressembler. Tout cela m’incite à aller humer les trésors inconnus que vous citez…
    Pas mal, les « côtes rôti » ! Si l’on gratte assez la surface des mots, on aperçoit souvent le destin, ce farceur.

  • Claire
    30 juin 2009 at 12 h 35 min

    Le parfum et le goût … forcément indissociables. J’ai toujours pensé que ma passion de la cuisine avait pris son envol après cette formation olfactive suivie lors de mon passage au marketing de la maison Chanel. Par ailleurs, en ce qui me concerne, Serge Lutens est un génie qui a révolutionné la parfumerie. Sans grand nez pas de fine bouche. Merci pour cette belle évocation.