Hum, il serait peut être temps que je vous présente le petit dernier ?!

 
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 Ok, je suis un peu débordé en ce moment, mais est ce une raison pour ne pas parler du dernier livre réalisé avec Alexandra de Lassus?! Ça s'appelle Radin Chic, ou l'art de dépenser moins pour vivre mieux…Vous voyez le genre…Je vous livre juste l'intro après faites comme cela vous chante…C'est sorti au Chêne pour 16,90 euros; illustrations de  Jessie Kanelos Weiner et photos de ma pomme.

 

Elle est tombée comme ça. C’était un beau matin. Le monde a
commencé à gémir, à se masser le menton. Il faisait déjà frais. C’était un jour
d’octobre. Les pores de la peau se sont resserrés. On allait mieux se sentir.
La crise nous est tombée dessus comme un châle. Celui des rescapés. D’un monde
trop ventru, perclus de tout. D’eaux minérales, de miles, de beurre Bordier et
de rires préenregistrés. Il était grand temps de passer à autre chose. Nous
étions fait comme des rats et nous le savions.  Au début, ce fut un peu bizarre de se remettre à marcher, de
changer de ligne de métro, d’avaler l’eau du robinet. C’est à ce moment précis
que nous avons réalisé que le monde irait mieux et se ferait avec nous.  Il était grand temps d’envoyer balader
les animateurs et les banquiers. Vivre quoi avec ses propres piles, ses yeux et
ses pieds. Travailler moins, se lever un peu plus tard.

Moins d’argent, moins de calories et d’injonctions certes,
mais aussi avec la savoureuse gratuité des beaux gestes. Cette nouvelle
insolence, cette rébellion élégante ; Raison de plus, pour doubler ce
siècle qui s’est mis à teuteufer, tutoyons le de haut, donnons lui du chien. Le
nôtre. Sur la paille, à la ramasse, sans un sous. D’accord mais pas question de
pleurnicher dans son jean repassé. Debout, nous avons faim de vie, d’insensé,
de morgue. Nous allons renaître en quinze enjambées.

Mais pour cela, il fallait trouver une nouvelle philosophie,
une esthétique de la radinerie

Alpes, la route
Au-dessus de notre petite pile de pièces jaunes, il ne
s’agit pas de semer à tous vents. Le moindre achat devra être une authentique
volupté, une quête du Graal, l’Everest sous globe de neige. Pas question de
passer pour un radin, comble de la honte. A être radié des villes, réintégré
d’office à la maternelle. Mais d’être radin chic. Il faudra  prendre soin à cet égard de  sortir le périscope à tous moments et
de localiser très vite les tuiles qui ne vont pas tarder à vous tomber sur le
museau. On évitera ainsi de donner rendez-vous à l’intérieur de la salle de
cinéma histoire d’éviter de payer les deux billets. Laissez cela aux mufles,
ces faire valoir qui vont proférer abondamment. Autre exemple, impossible de
refuser une sortie au restaurant. On risque de vous chiper les biens les plus
précieux. Alors, quelques conseils de survie.  D’abord, sécurisez le périmètre. Inutile de vous embarquer dans des tables dispendieuses, le
râteau est en vue. Vous allez vous l’encadrer comme il faut dans la poire, sans
même avoir eu le temps de sourire. On évitera tous les pièges : menus
dégustation, apéro, eau gazeuse, plats proposés à la volée (les plus chers).

 
 Paradoxe des nouvelles valeurs,
autant, il y a quelques années, on passait pour ultrachic de ramener à la
maison des packs de bouteilles d’eau, autant maintenant on passe pour un héros
auprès de ses enfants en ouvrant le robinet. Dès lors, puisque vous voilà
investi du rôle de sauveur de la planète, il ne vous reste plus qu’à passer à
la carafe d’eau. Sincèrement, vous n’allez pas pleurnicher car ces économies
feront sonner les matines : sachez que le coefficient multiplicateur de ces
charmantes bouteilles est de 10. Pigé ?. Revenez à pied. On ne vous demande pas
de prendre le périphérique ou les rocades en trottinant, mais revenir à pied du
restaurant est une excellente chose. Cela clarifie les idées, on respire, on
économise un taxi. Et on pense au prochain restaurant dans lequel on va se
taper la cloche avec entrée (avec supplément), poissons, viandes, fromages,
omelette norvégienne, cigare et armagnac. Après tout, les économies sont faites
pour être avalées le lendemain.

Avion n&b aile

Voilà tout ce
que nous allons découvrir ensemble : donner et recevoir, être prospère par
sobriété ; goûter les rituels doux, et sensuels ; prendre la route et
des vacances étranges, vivre mieux, donner et recevoir…

 

Il était grand temps que nous vivions.

 

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    1 novembre 2013 at 9 h 13 min

    Chouette rentrée : votre nouveau Livre, la Venise de Laura Zavan, les Bourrasques et accalmies de Jean Jacques Sempé, l’inventaire de Floc’h et bientôt un nouvel album d’inédits de Voutch ! Il va falloir faire des économies quelque part !

  • a.o.
    2 novembre 2013 at 18 h 41 min

    Cela fait bien longtemps que j’ai laissé tombé l’idée du taxi après un restaurant. Sauf à Londres peut-être…?
    « Après tout, les économies sont faites pour être avalées le lendemain. »
    Tout est dit.

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    8 novembre 2013 at 12 h 45 min

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