Voyage à Mumbai…la suite

5 – Guneet Monga, l’océan ce fut ma liberté

le succès du merveilleux film « Lunch box » réalisé par Ritesh Batra, aura propulsé la productrice Guneet Monga, dans la galaxie des stars, au point d’être nommée l’une des douze personnalités de l’année (2012) en matière de production par le Hollywood Reporter. Le film incarnant la nouvelle vague du cinéma indien, loin de de Bollywwod, eut un accueil du tonnerre (sélectionné à Cannes en, 2013, pour la semaine de la critique et la Caméra d’or). Mais le contrecoup fut également rude, puisque Guneet connut une véritable dépression après cette pluie de récompenses. Aujourd’hui, elle revit grace à ses méditations déclenchées dès 5 heures du matin et surtout avec la vue de l’Océan depuis son appartement, dans le quartier de Versova où se tient sa boite de production. « Loin de l’héritage culturel lourd des fleuves, de ma ville natale, Delhi, l’océan c’est ma respiration, ma liberté. Mieux encore, l’espoir. La mer ouvre les horizons et celui ne se rétrécit que lorsque la mousson arrive. Mais c’est alors une nouvelle ivresse, tiède, abondante rythmant les heures de la journée. Mumbai reste comme on le dit, la ville des rêves ».

Ses adresses préférées: Tanjore Tiffin Road, à Versova, Jewel Mahal Shopping Center, 7 Bungalows,  Andheri West. Tel.: 91-7770 028609.  Soan, Trishna (voir dans notre carnet d’adresses).

6 – La rédemption par le savon

À perte de vue un océan de vêtements séchant au soleil, un congrès de cotonnades et de tissus, des véhémences de couleurs. Près de la station Mahalaxmi, voici Dhobi Gat (le quai des laveurs) réunissant plus de mille lavoirs avec chacun leur pierre pour frapper et essorer le linge.  Créé en 1890 par les Britanniques, la plus grande blanchisserie au monde est une sorte de rédemption par le savon de cette ville gagnée par la poussière et la pollution. Odeurs de lessives, flots lactés, et les laveurs qui de père en fils, blanchissent, essorent, sèchent en pinçant légèrement les linges dans les fils, histoire de les extraire, si la mousson s’en venait à passer.

7- les nourritures de l’apaisement

Ce voyage devrait occasionner un choc dans votre façon de vous nourrir. Loin des arabesques stylisées et carnassières de l’Occident, voici une mer calme, douce, compréhensive: la cuisine végétarienne. Attention, rien à voir avec les punitions veggie de célibataires tristes, non, voici un festin de saveurs, de subtiles variations légumières au touché si paisible pour l’estomac. L’eau bien sûr veille sur ce continent, c’est le silence des nourritures. Elle veille dans ses vapeurs, gorge les légumes, se glisse dans les chutneys, les boissons. Chaque début et fin des repas se font en se lavant les mains. Car ces dernières font partie du jeu. On mange souvent avec doigts, l’aristocratie des gastronomies majeures.

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