Archives du tag: terrasse

20 06 14
Mon plaisir du jour, une pavlova...à la Société

Mon plaisir du jour, une pavlova…à la Société

Place Saint Germain, 75006 Paris

J’ai bien conscience qu’au dessus de ces lignes, je sens quelques esprits chagrin qui doivent grincer à la scie musicale. Mais vous ne me retirerez en rien le plaisir que j’ai pris à défoncer cette pavlova au restaurant la Société, de Jean Louis Costes. Crémeuse à souhait, abondante, logiquement même à deux, on cale au dessus. Pourtant l’assiette est repartie comme à sa naissance. Pourquoi j’aime cet endroit ? C’est simple. Parce qu’il y a toujours des têtes et des silhouettes singulières, un côté poseur un brin snob qui m’enchante. Pour moi, c’est une partie de l’âme de Paris. Prix cocasses, mais cela on le savait….

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18 06 13
Chalet des Iles, univers sentimental...

Chalet des Iles, univers sentimental…



Cela doit bien durer une petite minute, mais logiquement, si vous êtes fin chorégraphe, la traversée en bateau vers le Chalet des Îles, au bois de Boulogne, devrait vous faire grimper à l’échelle du mérite. Voire re-signer un bail de six mois avec votre bien-aimée. C’est authentique. Presque silencieux, Paris est déjà loin derrière, à une demi-journée. Ensuite, il faudra faire fin car cet établissement est une sorte de pièce montée. On y a empilé terrasse chauffée, salle à manger lounge et vastes salons privés pour « événementiels », comme on dit à Paris. Ce jour-là, la belle salle à manger était quasiment vide et pourtant, au téléphone, on nous prévenait : il ne reste de la place que sur la terrasse chauffée. Va pour la terrasse chauffée, c’était parfait car, il y a peu, vous vous en souvenez, ça caillait sec à Paris.

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03 04 13
Paris, Hôtel de Sers, l

Paris, Hôtel de Sers, l’indifférence du 8eme arrondissement

C’est toujours intrigant d’observer le jeu qui se déroule autour des restaurants. Et même dedans. Bien souvent, à l’heure du déjeuner, des personnes très sérieuses viennent s’attabler au-dessus de plats sophistiqués. Jusque-là, tout va bien. Mais on s’aperçoit vite que les nourritures sont prétextes. Elles constituent un décor, comme du reste y participe l’adresse dans un beau quartier, dans les hanches d’un bel hôtel. C’est un peu la comédie parisienne avec ses simulacres (hum, que c’est bon et joli), alors que l’on n’en a rien à battre. On aurait même tendance à n’avoir en ces premiers soleils de printemps qu’une seule envie : courir autour de l’hôtel, prendre une bonne suée, une douche froide et un jus de carottes au gingembre. Seulement voilà, vous êtes assis et arrive en amuse-bouche un effeuillé de saumon sous une tuile légumière. Que faire devant ce dilemme ?

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23 09 11
Hotel Montalembert, Ponton sur la rive gauche...

Hotel Montalembert, Ponton sur la rive gauche…


Allez, si on allait du coté de l'Hôtel Montalembert, un samedi à l'heure du déjeuner… 

Des travaux viennent de rétrécir la rue, elle s'étrangle à présent joliment. C'est bien simple lorsque les taxis viennent déposer les résidents de l'hôtel, on a l'impression que ce sont des navettes fluviales. Leur diésel caquette, les passagers s'extraient de quinze heures de voyage. Ils se déplient, Paris avec eux. Sur la terrasse de l'hôtel Montalembert, à l'heure du déjeuner, ceux qui se sont attablés ne sont pas venus pour le soleil, il s'étale sur les façades d'en face, nous laisse l'ombre fraîche et agglutine ailleurs les caramélisés. Qui sont ils ? Des gens de lettres bien souvent relisant un contrat, une ébauche. Qui est ce monsieur en pantalon rouille, tods et pull posé sur les épaules ? Cette demoiselle peignant son ordinateur de ses doigts fins ? Cette femme en lunette de soleil œil de mouche, les jambes croisées ? Et ce ténébreux accompagné d'une égérie en robe coquelicot : un appel arrive : oui, ils ont les places de théâtre pour ce soir. A la table d'à coté, un monsieur se lamente des temps rêches. Avant, il invitait ses clients à la Tour d'Argent (< A la Tour d'Argent ?!>, lui fait répéter son ami). Maintenant, il n'a <plus de sous>. Alors, il va au Shrangri- La. Il est dans les montres semble, t-il. A son poignet, il arbore une énorme patate bleu turquoise. Il y a plein de roues dedans et quelques diamants probablement, c'est impressionnant. Et bigrement lourd à le voir faire onduler son poignet sous les yeux de la tablée. Hier soir, il était au bistrot Volney, il a adoré le menu à 38 euros. Il jette un coup d'oeil sur la carte et ricane courtoisement : <Pas le style d'ici, là, t'as une entrée pour le même prix>. <Une femme, enchaine til, cela doit toujours être enceinte>. L'entrée arrive…

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