Archives du tag: Lyon

16 06 10
Lyon: Rue le Bec, prévisible dans son marketing...

Lyon: Rue le Bec, prévisible dans son marketing…

Bof, je suis allé au nouveau restaurant de Nicolas le Bec dont on parle beaucoup. Pas mal, mais prévisible. Pas de frisson, juste une application de pro. Dans un nouveau quartier encore tout frais sorti son emballage, une carte marketing avec des produits de brasserie améliorée et pas dénuée d’habileté : dorade royale en tartare (12,80 €, onglet de bœuf Black Angus au feu de bois (19,50€)., baba au rhum crème fouettée (7€) 

43, quai Rambaud, 69002 Lyon (04.78.92.87.87). Fermé lundi. Pratique, mais est ce une qualité pour un restaurant ? (photo F.Simon).

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15 06 10
Lyon: En mets fais ce qu

Lyon: En mets fais ce qu’il te plait: bien !

En Mets fais ce qu’il te plait, désarmant

C’est un petit restaurant brut de décoffrage avec son confort aléatoire, son désordre familial et parfois des lenteurs exaspérantes, mais bon sang lorsque  arrive l’assiette de Ishida Katsumi, c’est un éclair dans le ciel : plats flagrants et poussant au plus vif : asperges et calamars, pigeonneau, pintade aux champignons des bois, joues de porc confites au pimento de Vera, moeleux aux pommes …

 
 43 rue Chevreuil, 69007 Lyon (04.78.72.46.58). A partir de 17 € au déjeuner. Fermé samedi et dimanche.

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14 06 10
Lyon, L

Lyon, L’Ourson qui boit, ça j’aime vraiment !

 
Cette balade à Lyon devient vraiment bonne avec des adresses comme ce restaurant tenu par des Japonais réalisant une cuisine locale. C'est souvent comme cela que les cultures fusionnent en beauté… Je n'y vois que tact et ravissement…

L’un de nos coups de cœur lors de cette promenade pour la cuisine exquise et pleine de tact d’Akira Nishigaki : canard rôti aux girolles parfumé de sauce marsala au yuzu. Accueil adorable et décor paisible de petit restaurant appliqué.

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11 06 10
Lyon, Gauvreau, le classicisme cinglant

Lyon, Gauvreau, le classicisme cinglant

 
 Continuons notre promenade à Lyon, avec la visite d'une grande signature de la ville, hélas, quelque peu à l'écart dans la prison dorée du casino de Charbonnières…

Vous avez à faire ici à un chef de haut vol formé par Jacques Maximin, autant dire que les plats filent droit au firmament (ainsi que les prix) : grosses asperges blanches du Lubéron rôties et confites en cocotte morille jumbo farcie homard breton févette, jus de tête et sabayon de champignons dorade royale "4,5kg" pêche petit bateau, cuisinée aux légumes acidulés. Service inégale à l’instar d’une clientèle balançant entre amoureux et table <intensive> en bras de chemise. A noter, le taxi est offert pour le retour sur Lyon.

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10 06 10
Lyon, j

Lyon, j’ai bien aimé Magali et Martin…

 
  
En continuant cette petite promenade gourmande sur Lyon, il ya une adresse bonne et adorable que je vous recommande, c'est Magali et Martin. Simple, vif, pfuit, si c'était tous les jours comme cela !

En une formule au déjeuner deux fois moins chère qu’un plat dans un restaurant "en vue", on comprendra le joli succès que se taille ce restaurant tenu par un couple adorable : pressé de lapin, pavé de truite et sa ratatouille de légumes ;desserts extra comme le café liégeois ou le baba au thé matcha. Ambiance plaisante, cadre coquet.

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09 02 10
L

L’interview de Paul Bocuse:  » J’ai bien envie d’ouvrir une guinguette ! »

 
  
Dans quelques jours, Paul Bocuse va fêter ses 84 ans (le  11 février).  Dans son restaurant de Collonges-au-Mont d’Or, il reste toujours impressionnant dans sa stature. Il n’a même plus besoin d’en rajouter. Vous avez devant vous une statue. Une sorte de totem, les bras repliés, la toque partant en cheminée. Il a cette fierté désuète de la tenue. Liserai bleu, blanc, rouge et ce geste merveilleux de nouer son habit <avant d’entrer en scène>. Paul Bocuse est ainsi. Un échappé de l’Histoire de France, un commandeur, une étoile filante. Parfois Monsieur Paul est las. Lui qui avait réponse à tout, fusait comme un fusain, laisse échapper un soupir mélancolique. Ou philosophe, ce qui revient au même. Il a ainsi peut être raison de ne rien penser de la cuisine moléculaire. Parfois pendant l’entretien, il a envie d’arrêter. Il a du mal à se concentrer, il est anxieux de ce rendez vous. Puis la machine repart toute seule. Il s’émerveille presque lui même à parler d’autres projets encore : une guinguette tout près de là…Deux directeurs de salle l’écoute, attendris. Du saucisson chaud, de l’accordéon, du fromage blanc…Ils accepteront même de s’habiller en marinier, de déboucher les bouteilles de beaujolais frais. La vie est ainsi pour Paul Bocuse, un coloriage joyeux et fraternel. La mort peut bien venir lui chatouiller les pieds, finalement, lâche-t-il pensif, <ça arrive à tout le monde>. Et puis il sait, que dans 20 ans, il y aura encore Paul Bocuse. C’est son petit-fils, Paul, deux ans et demi. Alors les molécules, les médailles et la mort. Pfuit !

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04 02 10
Paul Bocuse, l

Paul Bocuse, l’émotion

 

Pour le Figaro, je suis allé rencontrer Paul Bocuse. Cela passera dans le numéro de samedi. Ce fut un grand moment d'émotion. Je l'ai trouvé un peu fatigué mais drôlement combatif, superbe même dans sa fierté, son amour désarmant pour le métier. Gouaille lyonnaise, verbe bravache fait de postures, de maximes poilantes (<je ne copie jamais, je fais juste comme les autres>, <la mort ? Finalement, ça arrive à tout le monde>). Lundi prochain, je vous livre la copie. 

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