Archives du tag: Juan les Pins

10 06 13
After Gatsby, le Belle Rives et ses fantômes rugissants

After Gatsby, le Belle Rives et ses fantômes rugissants

 Zelda et Francis Scott Fitzgerald ont butiné la Côte d’Azur, passant de Saint-Raphaël à l’Hôtel du Cap, de Hyères à Cannes, pour séjourner durablement à Juan-les-Pins, dans la Villa Saint-Louis, devenue un luxueux cinq-étoiles.

Allez, partons un peu dans la jafis histoire de s’étourdir…

 Hyères, sur le quai de la gare, vous ne les auriez jamais loupés. Ils sont là : Scott et Zelda, leur fille, Scottie, Nanny, la nurse, dix-sept malles, sacs et valises, des rouleaux de moustiquaires et l’Encyclopædia Britannica. L’argent leur glissait des doigts. Parfois, même, ils ressortaient du casino en rampant, la bouche pleine de billets pour les recracher au pied du portier. Quelle insolence ! Plus perchés qu’eux, impossible.
Au cours d’un de leurs délires alcooliques, ils tentèrent de scier en deux un garçon de café pour savoir comment c’était à l’intérieur. Quel panache ! On aurait presque voulu les téléporter aujourd’hui, qu’ils nous ravagent le plateau du « Grand Journal », empourprent Michel Denisot, décapitent une caméra. Peut-être serait-il plus sage de laisser les Fitzgerald dans les années 1920, rugissantes et décapantes.

...

Lire la suite

31 05 12
Juan les Pins: la Passagère et sa fêlure

Juan les Pins: la Passagère et sa fêlure

C’ est à croire que les lieux sont hantés par les personnages qu’ils incantent. Prenez l’admirable hôtel des Belles Rives, à Juan-les-pins. Il n’a de cesse, à juste titre, de se réclamer de Francis Scott Fitzgerald (Gatsby le Magnifique) qui séjourna dans le coin, alors que l’hôtel n’en était pas encore un. Le lieu est divin, la baie comme extraite d’un film en Technicolor. Il y a des atmosphères fitzgéraldiennes même si la clientèle n’est pas toujours de la meilleure distribution. Au restaurant, de nombreux chefs se sont succédés. En vain. Le dernier, Alain Llorca, passant comme un astéroïde laissant des impressions mitigées (euphémisme). Comme s’il y avait une Fêlure (« The Crack-up »), le titre d’un des derniers romans de Fitzgerald, le plus dérangeant dans sa confession d’une incapacité à aimer. Une constance à réussir ses échecs, louper ses réussites.

...

Lire la suite

20 05 11
Juan les Pins, la magie des Belles Rives

Juan les Pins, la magie des Belles Rives


Cet hôtel est un de mes préférés, les Belles Rives à Juan les Pins (04.93.61.02.79; à partir de 205€). Sans doute pour sa situation unique, son insolence. Sa bienveillance. J'adore ses climats, l'art déco sublime. Il me subjugue. Que dire d'autre? Rien. (photos FSimon)


23 07 09
Juan: les Pêcheurs bien meilleurs

Juan: les Pêcheurs bien meilleurs

 

Pour l'instant, la comparaison avec la Passagère d'Alain Llorca joue en faveur de la nouvelle version des Pêcheurs (10,bd maréchal Juin; 04.92.93.71.55 ) où Nicolas Sale (ex Hôtel du Castellet) arrive à fond les manettes avec le même style de cuisine: néo régionalisme. Il y a là un service à présent calé (les débuts précipités ne furent guère meilleurs qu'à la Passagère), une vue plaisante et surtout cet allant (cette ambition)qui manque peut être à Llorca déjà rassasié par les étoiles (il en avait deux au Moulin de Mougins).

...

Lire la suite

22 07 09
Juan: Café Llorca, lorsque le client est de trop...

Juan: Café Llorca, lorsque le client est de trop…

 

Parfois, je n'ai pas de chance avec le service. Ce midi en arrivant parmi les premiers clients (style 12h15 pour un début de service à 12h, il y avait déjà trois tables), j'ai compris que j'étais de trop. Le restaurant immense était donc au 4/5 vide, hélas, on avait du mal à me trouver une table. Il y avait comme une gêne. Finalement, on a essayé de m'en dénicher une, lorsqu'un autre serveur est arrivé pour faire comprendre à son collégue que cela le gênait. Le tout devant moi.

...

Lire la suite

21 07 09
Plage Moorea, valable !

Plage Moorea, valable !

 

Si vous voulez être accueilli comme une star par Dédé, le fondateur de la plage Moorea (sur le bord de mer, vers Golfe Juan : 04.93.61.58.68), tutoyez le et faites lui un doigt d'honneur (l'enblème du restaurant). Du moins, ce serait bien aussi si vous vous appelez  Mick Jagger, Bono (sa table est sur la photo  juste derrière le plateau),  Elton John, ou Dave Steward qui se maria ici avec quelques 600 de ses amis. L'endroit est plutot valable, il ressemble à l'idée que l'on se fait d'un village tahitien. Nourritures saines, légères (salades, poissons grillées), et puis plage au bout du pied avec quelques naïades et musculators vérifiant leur silhouette dans le regard des affalés. Dépaysant et indispensable à la lecture du coin.  Map
20 07 09
Juan les Pins: le flop Llorca

Juan les Pins: le flop Llorca

 

Dieu sait que le lieu est admirable (l'hôtel Belles Rives, à Juan; 04.95.61.02.79; www.bellesrives.com), à tomber à la renverse pour ses citations art déco…   mais sincèrement, je ne comprends pas bien la carte d'un chef qui pourtant était plutôt bon au Moulins de Mougins. Il y a dans la carte des petits poêmes comme ces asperges aux girolles facturées en entrée à 80 euros !!! Salade de patates à 65 euros; service à la ramasse, erreur sur l'addition. Même des Russes en sont ressortis choqués…Poilant, non ?!
19 07 09
Demain, un petit tour vers Juan les Pins

Demain, un petit tour vers Juan les Pins

 

On ne va pas non plus s'y éterniser, mais cela valait le coup d'aller jeter un oeil à Juan les Pins avec notamment les arrivées d'Alain Llorca et de Nicolas Sale, sans oublier l'Eden Roc… (photo F.Simon). Ensuite, re-valises et zou Hanoi pour une quinzaine d'adresses!