14 07 16
New York. Le Four Seasons restaurant ferme ! Ouin

New York. Le Four Seasons restaurant ferme ! Ouin

J’adorais ce restaurant, il va fermer le 16 juillet pour se déplacer à quelques blocks. Dernière visite d’un restaurant classieux à souhait…

 AU FOUR SEASONS RESTAURANT, LE DOUX FRISSON DU POUVOIR

 

Vous êtes ici au pied de la tour Seagram (99E. 52nd st; Park avenue; 212.754.9494) l’une des illustrations de l’influence Bauhaus à New York. Ici, vous ne verrez que des types extrêmement sérieux, style premiers de classe admirablement chiants (rares femmes), ce sont probablement des députés, des maires…Ces oiseaux qui sont le jouet des scénarios qui nous mettent en joie (corruption, mort violente, girl friend perverse) sont donc réunis autour de plats très classiques comme ce saumon sauvage. Plutôt honorable lui.

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08 07 16
Paris. Mazeh, le goût iranien...

Paris. Mazeh, le goût iranien…

On est presque dans le Little Téhéran de Paris tant les expatriés et les commerces iraniens sont nombreux ici. Autant dire également que si l’on se revendique comme tel, pour un restaurant, il s’agit d’être à la hauteur, dans la note et le répertoire. Certes le lieu n’est pas franchement sexy, il serait plutôt fonctionnel, mais très vite vous allez trouver un autre confort, celui d’une carte joliment bien tournée avec des appels de partout. Vous verrez, chose assez rare dans une carte, à toutes les lignes, il y a une invitation. Car Mazeh (« goût » en persan) tient à être fidèle à lui même:  pain lavash, dans la crème d’aubergine au yaourt et le concassé d’ail sauvage aux herbes; plats de viandes mijotées au céleri, lentilles jaunes ou aux noix et citrons séchés, accompagnés de riz basmati au safran, aux fruits secs ou aux fèves. Ou tout simplement, ce jarret de veau avec son riz fèves et aneth. La glace à la rose est hautement recommandée. Service, on l’aura deviné, adorable. Comptez 20-30€.

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06 07 16
Paris. Ritz, la Cosmétique du rêve...

Paris. Ritz, la Cosmétique du rêve…

Une soirée au Ritz, c’est irrésistible. Il est 19h30, on se presse à l’entrée. La porte tourne son tambour, ventile la mémoire, laisse resurgir  les songes d’un palace inimitable. Sur les marches, un responsable de la réception met toute sa concentration à rappeler au jeune voiturier l’importance des arrivées: « Quand le client arrive, dit il avec solennité, il faut aller l’accueillir ». Ca tombe bien, pendant son explication articulée, un couple très élégant sort d’un taxi. Personne pour ouvrir les portières, les accueillir et les saluer. La soirée peut commencer avec ce genre de gag digne d’une comédie américaine  Car, jouer le Ritz est une partition très délicate à interpréter. Il faut balancer d’un siècle à l’autre, comme on le ferait sur un rocking-chair.  Garder, semble-t-il, les manières ampoulées, l’excellence, tout en distillant une touche humaine chaleureuse; être là, sans être trop proche non plus. Tout savoir, mais surtout ne pas trop la ramener, comme une sommellerie joliment à côté de la plaque. Jouer le Ritz, c’est donner de la France, du Paris, façon Woody Allen, avec un air de clarinette penchée, la place Vendôme, Fred Astaire, chanter sous la pluie, Chanel. C’est la vie, quoi. Après quatre ans de travaux, le superbe paquebot reprend vie. Tout a été refait et c’est franchement impressionnant. L’impression de se glisser dans l’intérieur d’une limousine fraîchement retendue de cuir. Le restaurant l’Espadon joue une carte majeure. S’agit de retrouver les étoiles avec l’arrivée de Nicolas Sale (ex-Kilimandjaro, à Courchevel) ; frapper un grand coup sans trop estourbir; illuminer sans trop éblouir. Exister sans trop claironner, se rapprocher de la « perfection » sans trop la tourmenter. Débrouillez-vous avec cela. La réservation fut déjà épique avec une heure presqu’imposée (19h) et la recommandation un brin insistante de prendre l’apéritif sur la terrasse. On sent alors que le chef veut prendre possession de l’espace et du temps. Etirer ce dernier avec un défractionnement de ses plats avec des « appâts » en avant-bouche, façon d’ouvrir l’appétit (comme si celui ci n’était pas déjà ouvert) et justifier, au passage, des prix joyeusement cinglants à hennir d’effroi. Les plats furent honorables, fort bien exécutés dans un classicisme un brin actuel. Le service avait la fébrilité des adolescents quand ils font l’amour pour la première fois. Mais l’ensemble reste très émouvant avec le ballet des cloches, l’émotion palpable, la cuisine comme une cosmétique. Le Ritz lui semble rêver tout là haut comme un bouddha indulgent et malicieux.  Un peu ailleurs, et c’est sans doute cela qui nous attire dans ce Ritz et ses fantômes.

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01 07 16
Jesus, super numéro sur l

Jesus, super numéro sur l’Afrique !


J’ai hésité avant de l’acheter pour l’avaler quasiment en entier avec des reportages du tonnerre: un Relais & chateaux chez les Zoulous, un portrait de Jean François Bizot et de belles rencontres autour de la FoodAfrika. Vachement bien. 4,90€