25 06 15
Paris. Suave, lorsque le Vietnam s

Paris. Suave, lorsque le Vietnam s’éveillera…

Suave, mode d’emploi

Les restaurants ont parfois cet étrange balancement entre leur réputation et la réalité. Allez savoir comment le pendule oscille ? Attend-t-on parfois trop d’eux ? On les voudrait pas chers, disponibles, souriant comme un jour d’été.  D’autres fois, ils sont dans leur jus comme ce beau jour de début d’été.

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18 05 15
Je ne sais pas pourquoi, mais le lundi il faut que je déglingue...

Je ne sais pas pourquoi, mais le lundi il faut que je déglingue…

Il y a des fois où je suis bien sot. J’ai habité ce quartier pendant une vingtaine d’années. Et jamais je ne serai rentré dans ce boui-boui. De surcroit, un chien barre la porte, allongé avec sa gamelle. Voila ce que je voulais déglinguer aujourd’hui: nos a priori frileux. On devrait parfois avoir un minimum d’audace comme avec cette minuscule gargote vietnamienne tenue par madame Chi depuis une quinzaine d’années. Le pho a une pêche du tonnerre, les raviolis et les petits plats offerts aux habitués sont un régal d’une simplicité à aboyer. Certes l’endroit est limite question hygiène, mais bon, si vous cherchez du vietnamien nickel, allez voir ailleurs. Clientèle très décontracte avec le week end, marmaille et joyeux bazar. Nems à la bonne heure. Ce même a priori au demeurant s’applique aux endroits de luxe, que bien souvent l’on évite par ce même réflexe… Comptez 10 euros. Fermé le dimanche. Vente à emporter.

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30 04 14
Paris. Nest, petit nid à prix d

Paris. Nest, petit nid à prix d’oisillon…

En sortant de Kunitoraya, rue Villédo, j’ai senti comme une présence dans la rue. En la remontant à bicyclette, l’intuition était bonne. Outre l’excellent Télescope (au 5) pour ses cafés (cappuccino à 4,50€) , je suis tombé sur une petite perle fraîche et avenante: Nest. Si j’ai bien compris, il s’agit d’un collectif de talents divers venant du milieu de design. Mais ce qui importe ce sont les vibrations. Quel intérêt un restaurant à concept, s’il n’y a pas d’âme, de sentiment?

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04 03 13
Miss Ko, vraiment vous souhaitez y aller ?!

Miss Ko, vraiment vous souhaitez y aller ?!

Pfuit, j’espère que vous aurez plus de chance que moi. Le Burger commandé bien cuit était saignant et froid, le black code peu frais et franchement douteux en bouche; les sushis quelconques et l’ensemble médiocre. Décor de Starck déjà trop vu…Sincèrement, no way…Carte gentiment simplette jouant avec les cuisines asiatiques sans réel talent… Désolant. Service serviable. Quelle déconvenue. 49, avenue George V, 75008 Paris.
05 02 13
Lily Wang dans les vapeurs

Lily Wang dans les vapeurs

Rien de tel qu’un froid de canard pour révéler une adresse. Il y a comme un resserrement des pores, une haute définition, un grain plus sensible. La clientèle est clairsemée, le quartier se borde, le ciel de la nuit semble lui aussi avoir baissé les rideaux, son front est bas. Dans ce restaurant de l’avenue Duquesne, posé dans le delta du carrefour, la terrasse qui l’été resplendit, poireaute en vain. Pas même un tireur de clope, tout juste un voiturier, les mains au plus profond de ses poches.

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29 12 12
Bo buns (suite) : un médiocre et un autre bon...

Bo buns (suite) : un médiocre et un autre bon…



POUSSIF. Le Pagodon
Le lieu. Petite antre planquée dans le quartier de la rue Saint André des Arts, face à l’ex Jacques Cagna (maintenant cabinet d’architecture), une sorte de grotte juxtaposant les tables dans un décor touchant et bricolé, empilant broderies, images et factures EDF. Avec clientèle assortie venue profiter des prix d’appels réjouissant pour le quartier. Le bo bun; Sympathique, généreux poussant bien les chaleurs mais nems quelque peu asthéniques et sans ressort, manquant de spontanéité (herbes chétives) et laborieux dans l’ensemble.

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28 12 12
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L’un des meilleurs bo buns de Paris, c’est ici !

Il n’y pas si longtemps, avec le Figaroscope, nous sommes partis à la recherche des meilleurs bo buns de Paris. Pas évident, sachez le. Il y a souvent des adresses indignes, paresseuses. Mais il y a aussi des petites perles, comme celle ci, où je suis allé avec mon ami THX… Thanh Hoang-Xuan, alias THX, est un éminent chirurgien des yeux. C’est également un dingo de la cuisine. Et pour celle-ci, il est capable aussi d’une précision de lynx. Lui qui travaille au micro-millimètre, un mauvais assaisonnement le fait sursauter, une herbe fatiguée l’ébranle, les tomates farcies de son épouse Françoise le font tomber à la renverse. Aussi, aller avec lui dans un restaurant vietnamien du XIIIeme arrondissement pour se faire expliquer ce qu’est un bon bo bun appartient à ces expériences délicieuses de la vie. Chez Pho Tai, non seulement la patronne est ravissante, mais elle a de la mémoire. Elle connaît notre ami et a couvé de son doux regard notre table pendant tout le repas. Ça me changeait des traitements à la hussarde de la semaine passée : une salle comble dans un troquet, une réservation effectuée l’avant-veille et le patron qui ne « pouvait rien faire » (une grande première) ou encore chez Vivant, obligé de « libérer » la table un quart d’heure avant la fin de notre permission en laissant notre verre de vin. Ouin vraiment, on en aurait presque demandé ici l’asile politique.`