21 06 16
Paris. Bichat, simple comme bonjour

Paris. Bichat, simple comme bonjour

Il est vrai que dans la rue Bichat, non loin du canal Saint Martin, la pression touristique est tombée d’un coup. On en oublierait presque ce tronçon de rue, à deux pas de l’hôpital Saint Louis. Pourtant, voici une adresse de quartier par excellence, lancée il y a quelques temps par Augustin Legrand, acteur, militant pour le droit au logement. Il est là du reste ce midi en train de manipuler les portes d’entrées pour  laisser entrer les beaux jours. Ici, ce sera donc une table d’hôte bio et militante. On commande, on laisse son prénom, on becquette et l’on rapporte sa vaisselle. Tout le monde ici accepte non sans déplaisir cette convivialité bonhomme et bonne femme. Les plats sont copieux, pas chers alternent les riz blancs que l’on associe aux poissons, viandes, ou veggie. Il y aussi le jus de carottes, la limonade au gingembre (se servir). Et voila. Inutile cependant de traverser toute la ville pour faire des économies. Comptez  15 euros.

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31 12 14
Paris. Closerie des Lilas, l

Paris. Closerie des Lilas, l’esprit parisien

On cherche, on cherche une adresse…Rien ne vient…Vous connaissez ce genre de tourment inutile, si parisien. Il est 19 heures, les herses s’abattent chaque instant: non, complet…désolé..un autre jour…Cette « schadenfreude » propre à la restauration, ou l’art d’être faussement désolé, ravi de sa joie d’être complet au plus regret de la clientèle. Et puis pof, vient l’idée d’aller à la Closerie.

On ne peut pas réserver à la brasserie, s’agit alors de faire vite. Une fois sur place, il reste une table. C’est parfait. C’est comme si on grimpait dans un train à la dernière minute. Douce félicité irriguée d’un saint joseph de chez Colombo avec une vraie belle ambiance de brasserie et son tumulte chic et populaire, bon enfant et bien élevé… Le tartare était fougueux, les frites ad hoc et le café liègeois bien frappé.  Trop content. Partir avec les notes du piano, la chance de vivre à Paris et de pouvoir venir ici…

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24 09 14
Mais où était passé Eric LeCerf ? Orléans !

Mais où était passé Eric LeCerf ? Orléans !

On connaissait son long et fameux chemin partagé avec Joel Robuchon, puis il y a une petite année, Eric LeCerf a décidé de déposer ses valises un peu à l’écart de Paris. Se ressourcer, faire baisser la pression. C’est ce qu’il fit en partant avec femme et enfants dans la ville d’Orléans.

Il y a ouvert une brasserie mais pas ce genre cynique et dégonflé que l’on croise à tour de bras. On y retrouve la rigueur, le goût du métier bien fait, le choix des produits. C’est franchement impeccable. Du reste, c’est ainsi qu’on le devinait avant même de passer à table. Additions provinciales. Pas mal du tout.

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23 09 14
Le Cousin est passé au Peninsula, son reportage commenté...

Le Cousin est passé au Peninsula, son reportage commenté…

L oiseau blanc

J’y suis allé, sans réserver. Au téléphone, c’était soit-disant « complet »… En arrivant à 3 comme un bouquet de fleurs, on a eu droit à une table en terrasse du bistronomique du Peninsula. Je vous fais la visite en 10 photos.

Photo 1
La salle intérieure, verrière magnifique, déco inspirée les pionniers de l’aviation… L’oiseau blanc en souvenir de Nungesser et Coli. On pouvait craindre le pire. C’est assez réussi.


Photo 2
La terrasse, vue sur les toits de Paris à 180•. A couper le souffle, c’est dans ces instants qu’on partage avec nos amis chinois leur amour juvénile de Paris.

Photo 3 et 4
La carte. C’était prévisible: ce sont des prix de palace. Sauf le menu Oscar Bravo (entrée, plat, dessert) à 55€. Ça c est bien vu, let’s shake (et checke!)

Photo 5
Les couverts, c est chargé. La timbale en argent en guise de verre, c est un peu surannée…


Photo 6
Moules à l’agastache (une herbe anisée) avec deux types de chou-fleur
Langoustine… Franchement? Zéro défaut.

Photo 7
Cabillaud, girolles tomates, coco. Portion un peu chichiteuse, mais poisson parfaitement cuit. Ça tourne bien en bouche.

Photo 8
Dessert. Pain perdu, glace à la vanille. Le
Pâtissier est un as. C’était bien revisité, élégant pour une recette populaire jadis. Ça vaut une jolie note…

Photo 9
L’addition. Deux menus, une entrée et un plat à la carte : 212€, soit 70€ par tête, sans vin. Cher. On paye le décor et le confort  incomparable du palace…

Photo 10
Un dernier coup d œil pour la route…


Peninsula – L’oiseau blanc – avenue Kleber – tel : 01 58 12 28 88

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22 09 14
Je ne sais pas pourquoi, mais le lundi, il faut que je déglingue...

Je ne sais pas pourquoi, mais le lundi, il faut que je déglingue…

 Allez savoir pourquoi, mais ce jour de la semaine, vous avez envie d’envoyer tout balader. Et je ne vois pas pourquoi, je m’en priverai,  pas vrai ?!A chaque fois, je tombe dans le panneau. Pourtant, je ne suis pas né de la dernière pluie. Mais il y a un coté candide en moi que rien ne saurait dissoudre. Lorsque je vois mentionner crème brûlée, tiramisu ou encore feuilleté ou comme ici tempura, j’y vais. Et boum, voici un tiramisu à la mangue, un feuilleté sans feuilletage, une crème brulée, sans crême. Et ici, ces tempura de gambas à percer au marteau piqueur. C’est pourtant si magique les tempura, avec leur voile si léger, si délicat. Du coup, intérieurement, comme ici à Moutarde Street  Burger, sur les quais, je râle intérieurement. Nul et non avenu. je rajouterai même: ouin !

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15 09 14
Je ne sais pas pourquoi, mais le lundi, il faut que je déglingue...

Je ne sais pas pourquoi, mais le lundi, il faut que je déglingue…

 Allez savoir pourquoi, mais ce jour de la semaine, vous avez envie d’envoyer tout balader. Et je ne vois pas pourquoi, je m’en priverai,  pas vrai ?!

Atelier Vivanda, circulez, il n’y a rien à manger…

Tiens, voici sur la rive gauche l’arrivée du chef en vogue Akrame après ses brillantes prestations dans l’Ouest parisien. Il a délégué ici une sorte d’Atelier centré sur les viandes et les produits bruts. Disons que pour une première expérience, j’en suis revenu…estomaqué. Quasiment rien dans l’assiette et des prix très 6eme: 93,50 euros pour une hampe et un magret et quelques pommes de terre consignées dans un petit carton? Pigez la photo.  Houla la, quel soulagement d’en sortir. Voila une adresse de réglée. Vous pouvez me remercier…Sans oublier dorénavant, le sempiternel 19h ou 21h pour la réservation: Arggggh !

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08 09 14
Je ne sais pas pourquoi, mais le lundi, il faut que je déglingue

Je ne sais pas pourquoi, mais le lundi, il faut que je déglingue

 Allez savoir pourquoi, mais ce jour de la semaine, vous avez envie d’envoyer tout balader. Et je ne vois pas pourquoi, je m’en priverai,  pas vrai ?!Pas à dire, la brasserie les Editeurs s’est refait un joli coup de toilette. Regarder un peu la terrasse, si elle n’est pas jolie ?! A l’intérieur, c’est tout net, l’escalier s’est élargi et sincèrement, c’est pas mal du tout…

Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai toujours eu du mal avec l’accueil. Pas franchement sympa, gentillesse commerciale et fébrilité marchande. J’ai sans doute trouvé un début de réponse en déjeunant au premier étage. il y avait là un drôle de monsieur, parlant très mal au personnel et mangeant de façon rageuse. Il semblait avoir plus que  ses habitudes ici. Tout à coup, j’ai pigé un peu mieux les étranges ondes qui traversent cette adresse joliment placée en plein carrefour de l’Odéon…Nourritures limites, juste au minimum syndical, frites falotes.

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17 07 14
Paris, Clown Bar, déjà vu (déjà mangé) , mais ça me va...

Paris, Clown Bar, déjà vu (déjà mangé) , mais ça me va…

Tout le monde adore cette adresse, et pour cause, c’est joliment bon à l’instar de ces croquettes de crabe aux herbes. Voici donc le retour du Clown Bar avec en cuisine un chef jap excellent (Sota Atsumi; ex-Vivant Table période Pierre Jancou) , à la carte des quilles de première bourre et des patrons délurés (Saturne -Sven Chartier, Ewen Lemoigne- et Xavier Lacaud). Ajoutez à cela une clientèle avisée de foodies et quelques observateurs et vous obtenez la table du moment. Nourritures déjà mangées ici et là, mais agiles/ pretty/ précises (pour reprendre la rythmique slashée des plats): salade de poulpe/pommes de terre/olive noire; boeuf/salicorne/anguille fumée; merlan/chou pointu/ palourdes; cuisse de poularde/foie gras/poire et pour terminer en beauté, une tarte au citron/sésame/miel de ronce. C’est à voir.

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06 07 14
Molitor, le verdict du Cousin: ça patauge !

Molitor, le verdict du Cousin: ça patauge !

Depuis son ouverture en mai, la piscine Molitor est dans toutes les bouches à Paris. Trop chère, trop élitiste, trop anti-démocratique, trop en rupture avec son passé glorieux… On a déjà tout entendu. C’est souvent comme cela en France quand il s’agit de faire revivre un lieu mythique, les tenants du « c’était mieux avant » donnent de la voix. Pas un jour sans qu’un observateur ne jette sa pierre pour démolir une réputation qui est pourtant loin d’être acquise.

Mais comment ça se passe en vrai là-bas ? Pas encore très bien pour tout vous dire… Les débuts relèvent plus de la brasse homérique que de la nage papillon.

Faisons la part des choses. L’établissement est atypique et respecte malgré tout le propos architectural voulu dans les années 20 par son fondateur Lucien Pollet. Mais désormais c’est plus que ces deux bassins quasi-olympique (en tout cas les plus grands de Paris), c’est aussi un hôtel pas encore droit dans ses murs, un fitness-center flambant neuf, un Spa Clarins grand luxe, un restaurant au rez-de-chaussée qui ambitionne d’être gastronomique (la carte est signée par le chef Yannick Alleno), une seconde table sur le  toit-terrasse plus informelle mais pas dénuée d’atouts… Bref, ce n’est sans doute pas une sinécure à rôder. Mais, il faut reconnaitre qu’au bout de deux mois, le compte n’y est pas encore, surtout pour les membres qui ont cassé leur tirelire pour avoir le droit d’écoper les eaux ou les plâtres…

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