06 07 16
Paris. Ritz, la Cosmétique du rêve...

Paris. Ritz, la Cosmétique du rêve…

Une soirée au Ritz, c’est irrésistible. Il est 19h30, on se presse à l’entrée. La porte tourne son tambour, ventile la mémoire, laisse resurgir  les songes d’un palace inimitable. Sur les marches, un responsable de la réception met toute sa concentration à rappeler au jeune voiturier l’importance des arrivées: « Quand le client arrive, dit il avec solennité, il faut aller l’accueillir ». Ca tombe bien, pendant son explication articulée, un couple très élégant sort d’un taxi. Personne pour ouvrir les portières, les accueillir et les saluer. La soirée peut commencer avec ce genre de gag digne d’une comédie américaine  Car, jouer le Ritz est une partition très délicate à interpréter. Il faut balancer d’un siècle à l’autre, comme on le ferait sur un rocking-chair.  Garder, semble-t-il, les manières ampoulées, l’excellence, tout en distillant une touche humaine chaleureuse; être là, sans être trop proche non plus. Tout savoir, mais surtout ne pas trop la ramener, comme une sommellerie joliment à côté de la plaque. Jouer le Ritz, c’est donner de la France, du Paris, façon Woody Allen, avec un air de clarinette penchée, la place Vendôme, Fred Astaire, chanter sous la pluie, Chanel. C’est la vie, quoi. Après quatre ans de travaux, le superbe paquebot reprend vie. Tout a été refait et c’est franchement impressionnant. L’impression de se glisser dans l’intérieur d’une limousine fraîchement retendue de cuir. Le restaurant l’Espadon joue une carte majeure. S’agit de retrouver les étoiles avec l’arrivée de Nicolas Sale (ex-Kilimandjaro, à Courchevel) ; frapper un grand coup sans trop estourbir; illuminer sans trop éblouir. Exister sans trop claironner, se rapprocher de la « perfection » sans trop la tourmenter. Débrouillez-vous avec cela. La réservation fut déjà épique avec une heure presqu’imposée (19h) et la recommandation un brin insistante de prendre l’apéritif sur la terrasse. On sent alors que le chef veut prendre possession de l’espace et du temps. Etirer ce dernier avec un défractionnement de ses plats avec des « appâts » en avant-bouche, façon d’ouvrir l’appétit (comme si celui ci n’était pas déjà ouvert) et justifier, au passage, des prix joyeusement cinglants à hennir d’effroi. Les plats furent honorables, fort bien exécutés dans un classicisme un brin actuel. Le service avait la fébrilité des adolescents quand ils font l’amour pour la première fois. Mais l’ensemble reste très émouvant avec le ballet des cloches, l’émotion palpable, la cuisine comme une cosmétique. Le Ritz lui semble rêver tout là haut comme un bouddha indulgent et malicieux.  Un peu ailleurs, et c’est sans doute cela qui nous attire dans ce Ritz et ses fantômes.

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21 10 14
Paris, pizzeria dei Cioppi, pas mal du tout !

Paris, pizzeria dei Cioppi, pas mal du tout !

On connaissait le Café dei Cioppi, adresse excellente italienne (j’adore) et l’on pouvait imaginer que sa pizzeria serait du même métal. Tout juste

. Je me promenais dans le quartier ce lundi et tout était presque fermé, lorsque je suis tombé dessus. Repas simple et plaisant: une salade d’orge et courge (7,50€) une pizza Campania (8,50€) et un tiramisu (4,50€) firent plus que l’affaire. Vente à emporter, salle riquiqui mieux vaut donc venir aux heures extrêmes. C’est ouvert tous les jours !

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25 09 14
Caffé Stern, tout de suite dans l

Caffé Stern, tout de suite dans l’arbre…

Il y a des adresses qui partent de la sorte: comme des flèches ! C’est le cas du tout nouveau Caffé Stern, la fameuse maison du graveur. Il faut dire aussi que sous la pédale, il y a du beau monde: David Lanher (Paradis, Vivant, Racines., Racines NYC..); Philippe Starck et surtout Massimiliano Alajmo (la Calandre, à Padoue).

Du coup, ce café à la milanaise frétille dans le vif argent. Le menu du déjeuner (35 euros) est scintillant, un peu trop crémeux en fait (c’est un peu de ma faute) , mais on en ressort étourdi, ravi.

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27 03 14
Le Cousin à la recherche de la meilleure pizza à Paris : aujourd

Le Cousin à la recherche de la meilleure pizza à Paris : aujourd’hui Pizza chic !

Cela faisait un moment que j’en entendais parler : la fameuse auto-proclamée Pizza chic. L’occasion a fini par se présenter et la première surprise a été celle d’une déco en contre-pied.

Qui a dit qu’une pizzeria, c’était obligatoirement le four apparent, le pizzaïolo avec la toque et Naples qui chante à tue-tête ? Acier gratté au mur, ampoules suspendues de show-room, baie vitrée, Pizza chic joue la différence et une ambiance tamisée et moderne plus fashion-week que catalogue Degriftour spécial côte amalfitaine.

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19 02 14
Première pizza du Cousin : Non solo Pizze !

Première pizza du Cousin : Non solo Pizze !

Une pizza réussie, craquante, fine, où la mozza est chaudement coulée autour de jolis produits est la meilleure amie des faims sauvages, des faims qui vous réveillent comme par surprise. Non solo Pizze, quand on a envie de faire rire le ventre, n’a pas peur en plus de sortir des autoroutes pizzaiolesques et de proposer des pizzas qu’on aurait envie de prendre en stop sur les itinéraires bis…

Ici, c’est d’abord, précision importante, l’annexe de Non Solo Cuccina, excellente trattoria sicilienne de la rue du Ranelagh. Cette fois, la famille originaire de Cefalu a voulu ouvrir une adresse qui complète la carte des plats de cuisine traditionnelle par une ribambelle de pizzas, 15 au totale. La pâte est faite avec deux types de farine et repose 24H à 48H avant d’être cuite… Ça c’est la base !

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04 03 13
Miss Ko, vraiment vous souhaitez y aller ?!

Miss Ko, vraiment vous souhaitez y aller ?!

Pfuit, j’espère que vous aurez plus de chance que moi. Le Burger commandé bien cuit était saignant et froid, le black code peu frais et franchement douteux en bouche; les sushis quelconques et l’ensemble médiocre. Décor de Starck déjà trop vu…Sincèrement, no way…Carte gentiment simplette jouant avec les cuisines asiatiques sans réel talent… Désolant. Service serviable. Quelle déconvenue. 49, avenue George V, 75008 Paris.
20 09 12
Le Stresa, comme une pendule arrêtée...

Le Stresa, comme une pendule arrêtée…



Combien sont-ils comme ça ? Harry’s bar, Ritz, Tour
d’Argent… Les institutions. On pourrait même y glisser le Stresa. Immuable. Pas
concerné. Sursautant lorsqu’on parle de lui. Quoi, mes pâtes trop chères ?
Ma cuisine trop grassouillette ? Mais d’où sortent ces voix ? Qui
nous parle ? Quelle heure est il donc ? Le Stresa appartient à cette
étrange famille des pendules arrêtées. Ceci dit, deux fois par jour, elles
donnent l’heure exacte. Ça tombe bien, cela correspond à celle des repas. Dans
la rue de Chambiges, comme dans un retrait planqué, un ponton en teck, la
terrasse volette au vent, des gens affairés s’engouffrent dans l’antre du
restaurant comme dans un sas, un lounge d’aéroport. Les passagers sont soulagés :
ils sont venus, ils sont tous (encore) là. Se reconnaissent, se bisent, se
rassurent, se comptent presque. Les clients du Stresa sont comme de grands
enfants. Ils ont horreur qu’on leur raconte de nouvelles histoires. Ils veulent
les mêmes. Toujours les mêmes depuis cinquante ans.

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