15 02 16
Paris. Le San Francisco, la tête en l

Paris. Le San Francisco, la tête en l’air…

C’est un grand classique à Paris, ces restaurants italiens que l’on croit immuables et incontestables, se laissent pendulairement aller. Ils ont la tête gentiment ailleurs, sûrs de leur clientèle, de leur carte et de leur passé. Le San Francisco n’échappe pas à la règle, fort d’un public tout acquis et en pilotage automatique (grand classique parisien également). Les spaghetti alla botarga e calamaretti (27 euros !) étaient lestés par une huile d’olive en marée blonde embarquant le plat dans les tréfonds du registre.

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02 03 15
je ne sais pas pourquoi, mais le lundi, il faut que je déglingue...

je ne sais pas pourquoi, mais le lundi, il faut que je déglingue…

Mandarin Passy, quelque peu paresseux…

C’est sans doute le quartier qui veut cela. J’ai toujours pensé qu’un quartier (qu’une ville, une contrée) pouvait influer sur la cuisine d’un chef. Par exemple, la cuisine d’un Jean Pierre Vigato s’est totalement épanouie en passant du 17eme barbant au 8eme un peu plus fringuant.

On pourrait longuement disserter sur l’influence qui bien souvent peut plomber l’évolution d’un chef et inversement, la galvaniser. Voila pourquoi dans cette adresse du 16eme arrondissement, je sentais avant même d’entrer le style des plats qui m’attendaient: vapeur un brin paresseuses, raviolis vietnamiens paisibles…Comme si il y avait une capillarité entre la clientèle et les plats…service amorti et malin.

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29 09 14
je ne sais pas pourquoi, mais le lundi, il faut que je déglingue...

je ne sais pas pourquoi, mais le lundi, il faut que je déglingue…

Allez savoir pourquoi, mais ce jour de la semaine, vous avez envie d’envoyer tout balader. Et je ne vois pas pourquoi, je m’en priverai,  pas vrai ?!

Planet Sushi, sans coeur ni espoir

Je ne sais pas pourquoi je me suis arrêté devant ce Planet Sushi, de l’avenue Kleber ? Depuis le temps, je m’étais promis tout de même un beau jour, de m’y poser et de goûter les prestations de cette célèbre chaîne. Histoire de voir, de chasser quelques préjugés et qui sait, vous pondre un petit papier gentil et content. Pour être franc, je suis bon public: je pleure au cinéma, je sauce un steak au poivre. J’ai donc demandé un thé vert, histoire d’attendre mon assortiment de sushis. La serveuse m’a semblé embarrassée. Peut être n’avais pas la prononciation idoine, la révérence appropriée. J’ai donc demandé une nouvelle fois un thé vert et devant son trouble, je me suis permis d’émettre un gentil <Y a t il un problème?!>. Sur ce, la demoiselle se rabat sur sa responsable. De retour, j’ai le droit à une sélection. J’en choisi un. Qui ne sera pas celui qui me sera servi. Bah…Sushis pasteurisés, un peu morts, un peu tristes, sans coeur, sans âme, sans vie. Bah (bis). Clientèle pressée, absente. Deux clients font un mini drame parce que les toilettes, exceptionnellement, sont hors service: <Ah, un restaurant sans toilettes !>. Pour tout dire, c’était assez déprimant. Ce qui m’a frappé dans ce restaurant, c’est la  place très importante qui mange le centre de l’espace avec un confort déconcertant. Alors que les clients sont serrés comme des sardines (table d’une extrême minceur), que les cuisiniers sont relégués tout au fond du restaurant, respire avec une insolence cocasse, un confort narquois, le nerf de l’adresse: les deux caisses enregistreuses. Tout est dit. 19,50 euros pour ce grand moment de solitude.

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23 09 14
Le Cousin est passé au Peninsula, son reportage commenté...

Le Cousin est passé au Peninsula, son reportage commenté…

L oiseau blanc

J’y suis allé, sans réserver. Au téléphone, c’était soit-disant « complet »… En arrivant à 3 comme un bouquet de fleurs, on a eu droit à une table en terrasse du bistronomique du Peninsula. Je vous fais la visite en 10 photos.

Photo 1
La salle intérieure, verrière magnifique, déco inspirée les pionniers de l’aviation… L’oiseau blanc en souvenir de Nungesser et Coli. On pouvait craindre le pire. C’est assez réussi.


Photo 2
La terrasse, vue sur les toits de Paris à 180•. A couper le souffle, c’est dans ces instants qu’on partage avec nos amis chinois leur amour juvénile de Paris.

Photo 3 et 4
La carte. C’était prévisible: ce sont des prix de palace. Sauf le menu Oscar Bravo (entrée, plat, dessert) à 55€. Ça c est bien vu, let’s shake (et checke!)

Photo 5
Les couverts, c est chargé. La timbale en argent en guise de verre, c est un peu surannée…


Photo 6
Moules à l’agastache (une herbe anisée) avec deux types de chou-fleur
Langoustine… Franchement? Zéro défaut.

Photo 7
Cabillaud, girolles tomates, coco. Portion un peu chichiteuse, mais poisson parfaitement cuit. Ça tourne bien en bouche.

Photo 8
Dessert. Pain perdu, glace à la vanille. Le
Pâtissier est un as. C’était bien revisité, élégant pour une recette populaire jadis. Ça vaut une jolie note…

Photo 9
L’addition. Deux menus, une entrée et un plat à la carte : 212€, soit 70€ par tête, sans vin. Cher. On paye le décor et le confort  incomparable du palace…

Photo 10
Un dernier coup d œil pour la route…


Peninsula – L’oiseau blanc – avenue Kleber – tel : 01 58 12 28 88

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04 09 14
Que vaut Lili, au Peninsula de Paris ?

Que vaut Lili, au Peninsula de Paris ?

L’avantage des palaces en matière de restauration, c’est que la plupart du temps, ils évitent de se prendre les pieds dans la triple moquette. De ce côté là, on blinde un maximum, quitte à perdre un peu d’argent,  il en va de l’image de marque d’une adresse, voire de toute une chaîne. Aussi, logiquement, c’est bien rare de tomber sur des catastrophes. A une époque, le groupe Barrière était assez champion dans l’art de louper un restaurant (on se souvient encore des débuts du Diane, à Paris), mais les autres groupes bétonnent à mort. Aussi , c’est plutôt rassuré que je me suis rendu au Lili, table chinoise, du Peninsula. A part les réservations grotesques avec leur pathos du faux débordement, j’étais donc seul ce samedi au déjeuner, malgré les exhortations de l’hôtesse pour que je n’arrive pas plus tard que 12h15.

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25 08 14
Je ne sais pas pourquoi, mais le lundi, il faut que je déglingue...

Je ne sais pas pourquoi, mais le lundi, il faut que je déglingue…

 Allez savoir pourquoi, mais ce jour de la semaine, vous avez envie d’envoyer tout balader. Et je ne vois pas pourquoi, je m’en priverai,  pas vrai ?!

Le surmoi des palaces

`C’est toujours touchant les débuts d’une adresse. Il y a là la belle fébrilité, l’élan scrupuleux, le glaive de l’excellence. Le nouveau Peninsula de l’avenue Kleber n’y échappe pas. Les réservations sont joliment coton. Plus de dîners disponibles au restaurant chinois pendant un bon mois. Et au déjeuner? Au téléphone, la réponse fuse:  » C’est 12h ou  14h ! ». Certes et 12h30 ? « Non, plutôt 12h15! ». Certes, certes. On s’attend alors à la grande ruée, la file d’attente, la chenille des impatients. Que nenni, j’était bien seul dans l’immense restaurant où une équipe de six-sept personnes vaquait sérieusement. Une table vint vers 13h puis une autre à 13h30… Bah, filons au dernier étage voir ce que donne l’Oiseau Blanc. Une demoiselle à l’accueil est au regret de nous laisser passer:  » Nous sommes en plein service ! ». Effectivement, en jetant un oeil dans la salle: grand vide et le chef les bras ballants attendant le chaland….

Cela dit, j’ai très bien déjeuné au Lili, le restaurant chinois…je vous en parle très vite…

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06 07 14
Molitor, le verdict du Cousin: ça patauge !

Molitor, le verdict du Cousin: ça patauge !

Depuis son ouverture en mai, la piscine Molitor est dans toutes les bouches à Paris. Trop chère, trop élitiste, trop anti-démocratique, trop en rupture avec son passé glorieux… On a déjà tout entendu. C’est souvent comme cela en France quand il s’agit de faire revivre un lieu mythique, les tenants du « c’était mieux avant » donnent de la voix. Pas un jour sans qu’un observateur ne jette sa pierre pour démolir une réputation qui est pourtant loin d’être acquise.

Mais comment ça se passe en vrai là-bas ? Pas encore très bien pour tout vous dire… Les débuts relèvent plus de la brasse homérique que de la nage papillon.

Faisons la part des choses. L’établissement est atypique et respecte malgré tout le propos architectural voulu dans les années 20 par son fondateur Lucien Pollet. Mais désormais c’est plus que ces deux bassins quasi-olympique (en tout cas les plus grands de Paris), c’est aussi un hôtel pas encore droit dans ses murs, un fitness-center flambant neuf, un Spa Clarins grand luxe, un restaurant au rez-de-chaussée qui ambitionne d’être gastronomique (la carte est signée par le chef Yannick Alleno), une seconde table sur le  toit-terrasse plus informelle mais pas dénuée d’atouts… Bref, ce n’est sans doute pas une sinécure à rôder. Mais, il faut reconnaitre qu’au bout de deux mois, le compte n’y est pas encore, surtout pour les membres qui ont cassé leur tirelire pour avoir le droit d’écoper les eaux ou les plâtres…

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23 05 14
Marius, une fois passée la dimension entre soi...

Marius, une fois passée la dimension entre soi…

C’est drôle, il existe des restaurants comme des réserves, des cénacles. Une sorte d’entre-soi bien compris. Non point qu’on en soit exclu, mais il y a juste un léger voile, une frontière invisible. Marius n’est pas un restaurant exclusif, mais vous entrez dans une adresse bourgeoise, avec ses codes, ses clins d’oeil, ses habitués qui se saluent. Du reste, j’aime bien ces assemblées avec quelques têtes connues coulissant en morse. Au demeurant ce dernier ne figure pas à la carte des poissons. Car ici, l’océan (tendance Méditerranée) est dans son assiette: fraîcheur, iode et traitement classique, approprié. Vous verrez, c’est même une cuisine allègre, plaisante, allant dans le sens du client. On est visiblement à son écoute: ne pas le froisser, le faire revenir, le fidéliser, le calmer, l’amadouer. On le comprendra, accueil aux petits soins, prix cléments à l’ardoise (vu la qualité). Comptez 50 euros.

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08 04 14
Le Flandrin nouveau est arrivé. Question du cousin: faut-il y aller ?

Le Flandrin nouveau est arrivé. Question du cousin: faut-il y aller ?

C’est une institution de l’Ouest parisien, au bout de l’avenue Henri Martin, au croisement du boulevard Flandrin, qui avait tiré le rideau en novembre dernier pour cause de « refurbishment » (entrainez vous à prononcer ce mot anglais, l’un des plus durs  à dire sans chamallow dans la bouche…)

La rénovation promise pour fin mars après 30 ans de bons et loyaux services semblait bien optimiste pour les habitants du quartier qui adorent se fixer à cette adresse dès que les premiers rayons de soleil baignent les contre-allées. Pari tenu donc. Les travaux n’ont pas pris une journée de retard, de quoi sentir l’injustice de traitement quand on est aux prises avec un carreleur ou un maçon qui joue avec vos nerfs à domicile !

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