04 11 15
Paris, Benkay, sérénité paradoxale

Paris, Benkay, sérénité paradoxale

Benkay, sérénité paradoxale

C’est le paradoxe des injustices. Aujourd’hui, il n’y pas grand mode au Benkay, dans le quartier Beaugrenelle, à Paris, et l’on y est si bien. Quelques tablées alignées le long de la baie panoramique et voila tout alors qu’on se presse dans le Huitième et le Seizième voisins. Pourtant, vous tenez là un des meilleurs restaurants japonais de Paris. Sans doute le dédale de l’hôtel qui l’héberge en est il la cause, son accès alambiqué ? Du coup on hérite d’un accueil aux petits oignons, d’un suivi parfait du repas et d’un confort acoustique (du 52décibels plaqué or) des meilleurs effets. Les sushis ont le ventre tiède (la température de la paume), les sashimis le tranchage nickel, autant dire que l’on tient là une planque de rêve. Certes, on pourra trouver à chicaner sur le tiramisu au thé vert, gadget sursucré destiné sans doute  à rassurer les esprits parisiens en exotisme bancal, mais tout de même, il y a des moments magiques au Teppan-yaki avec le fameux dessert Fujiyama étendant sa nappe de brume. Prix carabinés le soir, mais d’une implacable logique tant les produits et la prestation sont de belle envergure. Le midi, on peut commander des sashimis pour une trentaine d’euros.

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25 12 14
Paris. Grand Pan, boum à nouveau !

Paris. Grand Pan, boum à nouveau !

Journal d’un promeneur

C’est sans doute l’une de mes adresses préférées de la Rive gauche, voire des deux rives. tout simplement parce Benoit Gauthier, le chef, cuisine avec ce recul passionné, cette vista attachante. Ce soir là, le lièvre à la royale, fut un grand moment de plénitude, montant dans les graves et les profonds avec une classe rare. Le reste pouvait dérouler plaisamment: entrées vives, dessert mordant…Service allègre, clientèle de vrais gourmands (pas une personne de déplacée ce soir là!). Vins vous délivrant sur le trottoir grisé et conquis.

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16 09 12
Chez Walczak, départ immédiat !

Chez Walczak, départ immédiat !

Il ne doit pas y en avoir beaucoup des restaurants comme
celui-ci à Paris. Il est toujours fermé. Si l’on vous donne un jour rendez-vous
au 75, rue Brancion, vous allez croire à la caméra cachée. Pas de lumière à
peine une enseigne, porte close, rideaux tirés. Fermé donc ? Oui, fermé de
l’intérieur. Vous toquez sur le carreau, on mate votre frimousse. Voilà, entrez
vite, de peur que des clients ne rentrent clandestinement. Il ne s’agit pas de
restaurant de contrebande, ni d’un clandé. Non, un restaurant qui veut vivre
heureux. Et donc caché.

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