08 07 16
Paris. Mazeh, le goût iranien...

Paris. Mazeh, le goût iranien…

On est presque dans le Little Téhéran de Paris tant les expatriés et les commerces iraniens sont nombreux ici. Autant dire également que si l’on se revendique comme tel, pour un restaurant, il s’agit d’être à la hauteur, dans la note et le répertoire. Certes le lieu n’est pas franchement sexy, il serait plutôt fonctionnel, mais très vite vous allez trouver un autre confort, celui d’une carte joliment bien tournée avec des appels de partout. Vous verrez, chose assez rare dans une carte, à toutes les lignes, il y a une invitation. Car Mazeh (« goût » en persan) tient à être fidèle à lui même:  pain lavash, dans la crème d’aubergine au yaourt et le concassé d’ail sauvage aux herbes; plats de viandes mijotées au céleri, lentilles jaunes ou aux noix et citrons séchés, accompagnés de riz basmati au safran, aux fruits secs ou aux fèves. Ou tout simplement, ce jarret de veau avec son riz fèves et aneth. La glace à la rose est hautement recommandée. Service, on l’aura deviné, adorable. Comptez 20-30€.

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04 11 15
Paris, Benkay, sérénité paradoxale

Paris, Benkay, sérénité paradoxale

Benkay, sérénité paradoxale

C’est le paradoxe des injustices. Aujourd’hui, il n’y pas grand mode au Benkay, dans le quartier Beaugrenelle, à Paris, et l’on y est si bien. Quelques tablées alignées le long de la baie panoramique et voila tout alors qu’on se presse dans le Huitième et le Seizième voisins. Pourtant, vous tenez là un des meilleurs restaurants japonais de Paris. Sans doute le dédale de l’hôtel qui l’héberge en est il la cause, son accès alambiqué ? Du coup on hérite d’un accueil aux petits oignons, d’un suivi parfait du repas et d’un confort acoustique (du 52décibels plaqué or) des meilleurs effets. Les sushis ont le ventre tiède (la température de la paume), les sashimis le tranchage nickel, autant dire que l’on tient là une planque de rêve. Certes, on pourra trouver à chicaner sur le tiramisu au thé vert, gadget sursucré destiné sans doute  à rassurer les esprits parisiens en exotisme bancal, mais tout de même, il y a des moments magiques au Teppan-yaki avec le fameux dessert Fujiyama étendant sa nappe de brume. Prix carabinés le soir, mais d’une implacable logique tant les produits et la prestation sont de belle envergure. Le midi, on peut commander des sashimis pour une trentaine d’euros.

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25 12 14
Paris. Grand Pan, boum à nouveau !

Paris. Grand Pan, boum à nouveau !

Journal d’un promeneur

C’est sans doute l’une de mes adresses préférées de la Rive gauche, voire des deux rives. tout simplement parce Benoit Gauthier, le chef, cuisine avec ce recul passionné, cette vista attachante. Ce soir là, le lièvre à la royale, fut un grand moment de plénitude, montant dans les graves et les profonds avec une classe rare. Le reste pouvait dérouler plaisamment: entrées vives, dessert mordant…Service allègre, clientèle de vrais gourmands (pas une personne de déplacée ce soir là!). Vins vous délivrant sur le trottoir grisé et conquis.

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16 09 12
Chez Walczak, départ immédiat !

Chez Walczak, départ immédiat !

Il ne doit pas y en avoir beaucoup des restaurants comme
celui-ci à Paris. Il est toujours fermé. Si l’on vous donne un jour rendez-vous
au 75, rue Brancion, vous allez croire à la caméra cachée. Pas de lumière à
peine une enseigne, porte close, rideaux tirés. Fermé donc ? Oui, fermé de
l’intérieur. Vous toquez sur le carreau, on mate votre frimousse. Voilà, entrez
vite, de peur que des clients ne rentrent clandestinement. Il ne s’agit pas de
restaurant de contrebande, ni d’un clandé. Non, un restaurant qui veut vivre
heureux. Et donc caché.

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