12 05 16
Paris. Panache, l

Paris. Panache, l’efficacité Lahner…

Dans ce neuvième inlassable dans ses nouveautés, celle ouverte dans un boutique hôtel n’a pas de quoi faire sursauter le passant. Rien de l’extérieur ne saurait engager, si ce n’est à travers les carreaux, un intérieur charmant extrait d’un magazine de décoration où un joli bleu profond scande un espace de banquettes et de tables. Ceci est donc également un restaurant et lorsque on  vous aura nommé l’instigateur des lieux (David Lahner), on aura immédiatement enclencher une machine à succès: Racines, Stern Vivant, le Bon Saint Pourçain…C’est une sorte d’assurances vie,la garantie de voir débarquer une clientèle pas facile, regardante sur le cabillaud, fut- il annoncé avec son risotto blanc et pamplemousse. A midi trente, la salle était pleine, jacassant à donf et balayant des couverts un menu bien troussé (et bon): crème de carottes orange et gingembre; oeuf parfait crème de maïs et lard, cochon, patates douces et oignons rouges; le tout assaisonné par deux chefs venus des Rolls du genre: Saturne et Racines 2. Formule à 22 et 28 € au déjeuner; un peu plus cher le soir. Service parisien. 

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26 06 15
Paris. Merguez & Pastrami, droit dans le buffet !

Paris. Merguez & Pastrami, droit dans le buffet !

Il faisait une chaleur de gueux, pourtant l’assiette de cette nouvelle adresse avait de quoi en découdre. je ne suis pas tellement merguez et pastrami; même du genre à reculer de trois pas, tant je vis parfois la hantise du trop  gras, trop lourd. Ce n’est pas franchement le cas ici, sauf si vous descendez la carte…

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18 06 15
Paris.  Les Affranchis bien partis

Paris. Les Affranchis bien partis


Parfois dans le 9eme arrondissement, dans le grimpant des rues, la gastronomie semble reprendre son souffle. Elle devient bucolique, reprend son temps et de la poésie rue Henri Monnier, avec la place Gustave Toudouze, puis s’en repart. Il y a là quelques tables paisibles, occupant le temps et l’espace. Personne à la limite, n’aura remarqué une adresse comme une autre. On ne la voit guère comme absorbée par les façades.

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26 02 15
Le Cousin : La table de La grande Epicerie contre le Steak Point de Lafayette gourmet

Le Cousin : La table de La grande Epicerie contre le Steak Point de Lafayette gourmet

Le cousin a fait l’expérience :
Match : La table de La grande Épicerie contre le Steak Point de Lafayette gourmet, qui l’emporte ?

Pour flâner à son aise dans les grands magasins, la meilleure solution c’est encore de s’y arrêter pour déjeuner, bruncher ou grignoter… Mais que valent ces tables au fait ?
La grande épicerie a repensé entièrement son espace en 2014 et ouvert « La table ». De son côté, Lafayette gourmet n’a pas voulu suffoquer en sous-sol et a déménagé en face dans un espace agrandi dédié à la maison et aux plaisirs de la table. Bon, assez disserté, passons au banc-test !

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22 05 14
Je cherchais de bonnes frites, les voici, Maison F !

Je cherchais de bonnes frites, les voici, Maison F !

Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais il y avait à l’Alcazar un directeur de salle extra, Fabrice. Un beau jour, il a disparu. J’ai vite appris qu’il venait d’ouvrir avec des associés un nouveau restaurant consacré à la frite, la Maison F. La pomme de terre y est sous toutes ses fomes: pommes allumettes, Dauphin, pommes pailles, pont-neuf…Heureusement, il n’y a pas que cela, les volailles rôtissent plus que bien, les viandes saignent et franchement, la cuisine tient bien la route. Il ne s’agit pas d’un restaurant gastronomique (heureusement), mais d’une table joyeuse avec un service jovial (il y a là des danseurs, violonistes, stylistes) dirigée par Fabrice. S’il n’était situé près des grands boulevards, j’en aurais bien fait ma cantine car mes enfants ont adoré l’endroit, décrètant bien hâtivement, et sans qu’on leur demande, que leur poulet rôti était meilleur que le mien ! la vie est dure, mais cette adresse est bonne…

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02 05 14
Pantruche, la petite musique des nouveaux bistrots...

Pantruche, la petite musique des nouveaux bistrots…

A la limite, on peut y aller les yeux fermés. le scénario est immuable. Réservation compliquée, toujours débordé, mais l’écho et le souvenir sont si bons que cela fait partie de l’ordinaire du plaisir d’aller au restaurant. Lorsqu’il y a une petite haie à franchir, on se dit que la pêche sera bonne.

Les tables sont serrées, les conversations d’entremêlent, l’ambiance est dense. L’ardoise arrive avec ses entrées à 11 € (soupe d’artichauts; risotto au coquillages bretons; asperges vertes); les plats à 21 € (maquereau de ligne poché; magret de canard; minute de bar)…C’est bon, bien fait, allègre, consistant et pas chiche dans les portions. C’est une sorte de nouvelle musique carrée et déroulée avec tranquilité. Enfin presque, seul bémol, le timing (trop d’attente) qui reste la point faible des bistrots parisiens: trop tiraillés par les charges, ils économisent sur la main d’oeuvre et perdent en impact. A part cela, si j’habitais au dessus, j’y descendrais en chaussons…

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20 06 13
Café de la paix, lui, c

Café de la paix, lui, c’est le pompon !

Ce qu’il y a de chouette avec Paris, c’est que, bonne fille, elle donne ce que l’on attend d’elle. Jusqu’à l’ivresse, jusqu’au bonheur mais aussi la caricature, l’excès, la nausée. Régulièrement, on sursaute. De partout, dans les grandes institutions comme dans les troquets. Au carrefour de l’Odéon, il est 20 heures, à la brasserie le Horse, personne ne vient pour le règlement de vos consommations, vous filez en salle, avisez un serveur. Celui-ci est de très méchante humeur et dans un bougonnement de dogue vous envoie balader. Il y a à Paris cette vigueur amère, ces morsures suaves, ces dagues à tout va. On pourrait aller un peu partout au hasard que la giboulée reviendrait comme une mascarade. Au hasard, et grande manufacture de contrariétés, le Café de la Paix. Même les serveurs, entre eux, se cherchent et se toisent, s’imposent et se tancent. On ne croit pas un instant au « Bonjour, monsieur », surjoué dans un foutage de gueule inimité dans le monde.

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03 01 13
J

J’ai mangé une saucisse blanche avec Werner…

C’est toujours singulier de déplacer quelqu’un dans un endroit et de le voir à l’oeuvre. Un footballeur dans une boîte de nuit, un politicien dans un Salon de l’agriculture, un écrivain dans le réel. Aujourd’hui, nous avons imaginé et réussi à déplacer l’excellent Werner Küchler, le brillantissime directeur du Relais Plaza, dans une adresse de saucisses, bretzel et currywurst. C’est rue de Richelieu et depuis peu, passage Verdeau et même en kiosque dans le très sérieux Goethe Institut . Werner a quitté son costume impeccable pour une non moins nickel veste bavaroise à passements et revers. La même classe qu’il y a trois ans lorsque nous l’avions convié au McDonald’s du boulevard des Italiens. Stoïque, svelte et analytique.

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