02 03 16
Paris. La Petite Périgourdine: du répondant !

Paris. La Petite Périgourdine: du répondant !

D’habitude, ce genre de bistrot-restaurant, on les élude. On les a gommé de notre paysage gourmand. Parfois à raison, ils sont devenus des usines à plats en sachets, des temples sans âme, paisible et moustachu. Parfois à tort, comme ici, à deux pas du Panthéon. Cela s’appelle la Petite Périgourdine mais ce sont des Aveyronnais qui tiennent cette affaire familiale. Il y a là de l’ardeur, de l’amour du métier un enthousiasme professionnel solidement arrimé à l’ardoise. Celle- ci a du répondant, tape dans tous les coins des terrines à la gratinée à l’oignon maison, du foie gras au cabillaud poché au lait de coco, du confit de canard à l’andouillette artisanale frite et bien entendu au pavé de boeuf servi avec l’aligot. Ce dernier s’étire spectaculairement , faisant quasiment la roue et se retourner les tables voisines. Chaque assiette a ce que l’on appelle du répondant. Lorsqu’on prononce « porcelet rôti au paprika », la réponse arrive franche et nette. Vrais couverts, bon pain, vraie carte des vins. Celle là vous pouvez la glisser dans votre poche. Ambiance ravie. Comptez 25 euros. Formule à 13,50€.

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23 12 15
Paris. Bocca Rossa , si seulement...

Paris. Bocca Rossa , si seulement…

Sincèrement, on voudrait tous avoir ce genre de restaurant au pied de chez soi. On accepterait presque les parfums de lasagne dans la cage d’escalier, l’odeur du café, le <bon giorno !» dans la foulée. Pas la grande table à prix arrogants, ni la pt’ite table bâclée, un vrai bon petit restaurant italien avec de la réserve sous le pied. Il a été conçu il y a quelques mois par le Sylvain Sendra (Itinéraires, juste à côté, extra!) épaulé par un cuisinier de Vérone ( Gianmarco Gorni). Assiettes bien percutées à l’instar de ce ragoût de seiche et pasta al coltello, jus de citron ou encore ces ravioli maison mortadelle et palourdes (bouillon de légumes). Dans ces cas là, on tend le « piège » imparable du tiramisu. Réponse cinglante aux dubitatifs, assénée comme une petite beigne amicale: imper, comme à la maison. Onctueux et généreux.  Ambiance cosy. Comptez 30-40€.

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11 09 15
Paris. Je me suis repenché sur A.T.

Paris. Je me suis repenché sur A.T.

A.T souhaits

Pour être franc, j’ai été un peu expéditif sur ma dernière visite chez A.T au mois de Juillet. Pour M, le supplément du Monde, je me suis repenché sur cette table singulière…

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06 11 13
Léngué, petit izakaya planqué comme on aime...

Léngué, petit izakaya planqué comme on aime…

C’est assez cocasse, en plein quartier de la Huchette, martyrisé par des gargottes sans nom, voici un oasis paisible, un izakaya à la fois tendre et animé. Pas bien grand mais ramassé comme un poing.



Petites assiettes bondissantes, tabourets hauts et jeunes femmes en habits…Après, on se laisse aller sans se faire harponner: tataki de boeuf, encornets à la plancha, omelette à l’anguille, carpaccio de bar, gyoza aux légumes, joue de saumon grillée au sel…Belle carte des vins avec notamment de grands crus à prix si doux qu’il en faut accepter l’aléa de la qualité. Hautement recommndable….Formule à partir de 18 euros.

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18 10 12
Le Moulin à Vent, précipice mondain

Le Moulin à Vent, précipice mondain

Récemment pour le Figaroscope, je suis allé au Moulin à Vent, voici quelques notes… Ce restaurant ne bougera donc pas. Il est comme sous cloche. Préservé et innocent. Il est rare que l’on vienne par hasard dans ce cénacle planqué au pied de Censier. Il se remplit comme une écluse. À 19 h 30, tout à coup, l’eau monte. Et que du beau linge. Des Anglais, toujours over dressed (parfaits), des Français à la diction de gens qui s’écoutent. À la table voisine, deux hommes portant beau attendent leurs compères. « Il n’y a que trois genres de personne à être en retard, déclame l’un des deux dans un aphorisme assez creux : les femmes de joie, les pauvres et les mal élevés. » Rire poli du garçon, qui jette un oeil en cuisine. À l’autre tablée, nos Anglais en sont à leur deuxième coupe de champagne et ont mis l’amplificateur. Ils sont, semble-t-il, contents. Le décibelomètre part en flèche : 86… 88… 90 dB, soit le bruit d’une brouette passant sur le plancher d’une chapelle. Qu’à cela ne tienne, ici, c’est extra, on est bien. Le bruit est joli, les serveurs sont à leurs affaires et nous aux nôtres. Les diphtongues fusent vers le plafond craquelé et luisant, les rires de basse se croisent avec des mots de naguère. Chouette !

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