01 06 16
Paris. Wild & the Moon. Léger, si léger, tellement léger...

Paris. Wild & the Moon. Léger, si léger, tellement léger…

Le lieu est parfait dans sa position planquée; l’alibi de la discrétion, de l’entre soi et entre deux devantures, une petite ruche bio emplie d’une clientèle veggie. Autant dire que tout est adorable, et même les boissons détoxiquantes gardent un sang froid de dingo en s’affichant si trendy dans un coloris gris Dior. Les plats du jour ont le ventre rentré à l’instar d’un curry au navet, pomme de terre, lentilles, carottes, ail, gingembre, épinard, coriandre, noix de coco. On a l’impression d’être bon avec la terre, soi et les autres. D’être son nouvel héros. Sauf que c’est tout de même un peu cher: 26,50€ pour une personne avec deux boissons, et que le goût reste un peu fade.  Dans cet univers vertueux en diable, on peut être également tenté par le petit déjeuner (cela ouvre dès 8 heures le matin) et son pudding au lait d’amandes, graines de chia, fleur d’oranger, sirop d’érable, vanille, huile de coco (6,50€). En fait, l’adresse en devient si légère qu’elle en ressort dispensable.

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22 04 16
Paris. C

Paris. C’est de Season…

Certes, à un moment donné, il y aura comme une suffocation devant cette nuée d’adresses veggie qui s’abat sur Paris. Dans le lot, il y a quelques opportunistes madrés, surfant méthodiquement dans le sillage des autres qui se décarcassent. Parmi ces derniers, on peut glisser cette adresse du « haut Marais », à deux pas de la République. Le public est prévisible avec les effrayés du gluten et des calories. Il y a quelques années, il constituait une tribu tristounette et rongée par l’ennemi (la nourriture). Disons qu’aujourd’hui, tout bon célibataire garçon en mal d’horizon devrait se pencher sur ces adresses gorgées de clientes soucieuses d’elles mêmes, et par déduction, de la suite (les autres). L’assiette est très compréhensive et s’adresse en direct à votre appétit: salade de quinoa, salade caesar Kale, dim sum de Yoom, Matinal Bagel,  crunchy granola, Bo bun veggie, thon wasabi. Trop malin ? Bah, accepter n’est pas péché.

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21 03 16
Paris. Bob

Paris. Bob ‘s Kitchen, souhaitez vous vous réconcilier avec vous ?

Bob’s Kitchen, et si on essayait pour de bon

Vous devriez tenter cette immersion. Ca fait bizarre. Mais un bien fou. On a l’impression d’être un héros. Pour son propre corps s’entend. De lui faire une bonne action. D’être doux et compréhensif. Aimant. Sans doute vous n’allez pas aimer, car c’est plein, ça cause, ça jacte, ça fait la queue. On est au coude à coude. Sauf que c’est très agréable lorsque c’est celui de Cecile Cassel, de Nicolas Saada. On peut même leur parler. Demander le sel. Quel sera son prochain film, son prochain morceau. Ici, c’est Bob Kitchen’s, dans le Marais. Les bobines sont extra. Souvent des jolies filles venir entretenir la platitude leur ventre, des coursiers, des hipsters, des égéries, des maudits et des maudites. Bref, cette ville que nous adorons avec ces regards, des silhouettes. Elles se dressent, telles des madones, d’un tabouret de bois; des chéris essorés par la pluie, des plantes grasses, des haricots secs. A la limite, ils pourraient basculer dans une assiette qu’on les fourchetterait distraitement. Les nourritures ici, on l’aura compris sont clémentes, bio, organiques. Elle parlent végétaux, racines avec notamment ce veggie stew, mêlant adorablement riz rond, légumes sautés et sauce de curry vert (ou saté, ou miso). Elles prononcent des plats à quatre syllabes: futomaki ; un maki devenu un tube et contenant riz complet, avocat, mangue, radis mariné, crudités. Cela peut devenir aussi délicieux comme le macaron au chocolat et macha, ou encore le cheesecake, les smoothies verts. Vous verrez, cela risque de modifier voter façon d’aller au restaurant et qui sait, modifier notre étrange rapport au corps…

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23 04 15
Paris, Pramil, calme olympien...

Paris, Pramil, calme olympien…

Près de République, dans la désertique Jeune Rue, le Pramil semble comme une sentinelle dans le désert des Tartares. Calme olympien et cuisine du même métal, paisible, douce,  sans esbroufe avec un accueil calme et compréhensif. Je pensais y trouver de la bistronomie impérieuse et juchée, pas du tout ! Finalement, comme un délassement plaisant…

9 rue du Vertbois, 75003 Paris. tel.: 01/72 72 03 60. Fermé le lundi et dimanche midi

20 03 15
Mes cinq restaurants de sushis du moment

Mes cinq restaurants de sushis du moment

C’est en retournant hier chez Takara (ci dessus), rue Molière que je suis posé la question: Quels sont mes restaurants de sushis préférés à Paris?

Mon familier, c’est Tsukiji, 2 bis rue des Ciseaux, 75006 Paris. Tel.: 0143 54 65 19. J’y vais souvent au déjeuner -tôt- car ce n’est pas loin de chez moi. Je m’y rends régulièrement avec mes enfants et c’est comme un rituel. Je ne me foule pas, je dois le reconnaitre, et je me replie paresseusement sur le menu sushi et mon gobelet de thé vert. Toujours au comptoir.

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17 11 14
Je ne sais pas pourquoi, mais le lundi, il faut que je déglingue...

Je ne sais pas pourquoi, mais le lundi, il faut que je déglingue…

Allez savoir pourquoi, mais ce jour de la semaine, vous avez envie d’envoyer tout balader. Et je ne vois pas pourquoi, je m’en priverai,  pas vrai ?!

Là, je suis tout de même un peu grincheux car Rachel’s, rue du Pont au Choux, mérite pas d’être déglinguée. j’y allais avec beaucoup de révérence et d’appétit avec un convive de la même impatience. La table est valable, mais ce qui me fut servi fut en léger retrait de mes espérances sans doute trop hautes placées. J’ai trouvé la salade de légumes d’hiver rôtis et glacés au sirop d’érable et bourbon, quinoa bio, pépins de courge… un peu lasse (voyez sur la photo). Sans doute un problème de préparation, car l’assiette annoncée comme petite (12,50€) avait du volume et de l’énergie. Le cheesecake tant vanté était correct mais sans plus. J’avais préféré l’avant veille, celui du Bob’s Food, rue des Gravilliers. Voir sur Instagram: simonsaysfr.

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27 10 14
Je ne sais pas pourquoi, mais le lundi, il faut que je déglingue...

Je ne sais pas pourquoi, mais le lundi, il faut que je déglingue…

Allez savoir pourquoi, mais ce jour de la semaine, vous avez envie d’envoyer tout balader. Et je ne vois pas pourquoi, je m’en priverai,  pas vrai ?!

Dieu sait, vous commencez à me connaitre, si j’ai un penchant appuyé pour l’Asie et particulièrement la Corée. Aussi, c’est tout attendri que je me suis pointé au tout nouveau restaurant coréen (Ibaji)  ouvert rue du Vertbois, dans le cadre de la Jeune Rue.

Le décor est plus qu’avenant et surtout les papiers déroulaient bien sur cette nouvelle table. Que des compliments. Autant dire que dans ma tête, le papier devait être déjà écrit. Dans ce genre de restaurant en vogue, mieux vaut venir parmi les premiers histoire d’avoir un calme relatif et d’être servi normalement, voire rapidement. Après tout, le lieu est consacré à la cuisine populaire,  bol de riz avec ses variantes et le tour est joué. A midi, j’étais donc en place. Et lentement, j’ai vu le restaurant se remplir. Mais pas mon assiette. A midi 30, on était au complet et on poussait des coudes. A 35, je me félicitais d’avoir passé commande en deuxième position. La première table commençait à becqueter. A 40, j’agitais gentiment la main pendant que d’autres tables étaient servies.  Bah, dans ces cas là, on philosophe. La vie est belle et bientôt, ce sera mon tour. Je suis du genre optimiste béat, un brin bébête.

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07 10 14
Paris, MG Road, la cuisine indienne new age...

Paris, MG Road, la cuisine indienne new age…

A chaque fois, c’est une colle lorsqu’on me demande un bon restaurant indien à Paris. Je n’ai qu’un souvenir d’un restaurant vieillot, cher et surfait (Yugaraj, rue Dauphine). Le reste du temps, je ferme mon petit bec. Avec cette adresse soufflée par une amie, me voila tranquille pour un petit moment. C’est exquis, net, et neuf. Une passionnée de culture indienne, Stephanie de Saint Simon, s’est lancée dans cette aventure en ouvrant une sorte de café-cantine, digne des cafés de Bombay. Surtout, elle a fait venir de Londres le chef du Cinammom Club qui pond des compositions joliment vivaces à l’instar de ces grenailles cherry croustillantes avec cumin et chutney de coriandre (7,50€) ou encore ces coquilles de blé soufflé avec pois chiches, yaourt, chutney de tamarin (7,50€). Il ne s’agissait là que d’entrées, ce jour là, je n’avais qu’un appétit de moineau et pour tout dire, régulièrement, j’aime me concentrer sur un plat plutôt que  de subir le défilé punitif de l’égo du chef. En une seule impression, tout est repeuplé ! Service adorable, salle aimable, terrasse au soleil aux beaux jours. Vraiment bien, j’ai adoré. Desserts agréables à part la crème brûlée un peu pataude dans ses atours… 205, rue Saint Martin, 75003 Paris. Tel.: 01 42 76 04 32.
20 05 14
Tiens, un petit nouveau tout simple et bon: Café Philippe

Tiens, un petit nouveau tout simple et bon: Café Philippe

C’est toujours attendrissant de découvrir un petit restaurant à la volée, comme si on hélait un taxi. J’avais rendez vous dans le coin et sa cuisine nickel donnant une ruelle charmante, attirait le regard par sa netteté. J’ai fait le tour pour découvrir, cité Dupetit-Thouars, un tout nouveau café, le Café Philippe. Le patron était du reste là, Philippe Bourgogne (c’est marqué sur sa carte) inspectait les lieux, déplaçait une chaise, redressait un détail, se massait le menton dans le soleil de mai. Ca ouvrait tout juste, il était bientôt midi. Alors, j’ai pris une salade du jour, un cappuccino (puis deux) et voilà, je vous livre cette adresse dans sa fraîcheur. Service juvénile et cuisine dans son élan innocent (pas tant que ça!). Prix simples. 10-20 euros.

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