23 02 16
Paris. Frenchie to Go? Go !

Paris. Frenchie to Go? Go !

Si vous venez dans ce haut de page, c’est non sans raison. Il y a toujours un pot de miel planqué. Cette fois ci, nous voici dans la rue du Nil, non point à l’adresse phare le Frenchie, bastion inréservable de la gastronomie trendy, mais plutôt dans l’annexe à côté, sorte de fast food de luxe. Sauf que ce n’est pas absolument snob (les portions sont trop impérieuses). La clientèle, c’est toujours assez sympathique, sait exactement ce qu’elle veut. Elle tape droit dans le buffet. Sandwiches enthousiasmants au pain de damné: pulled pork sandwich avec un pain brioché de Gontran Cherrier, ou encore un roasted chicken sandwich à hennir d’appétit. Lorsque l’hiver est là, les fumets sortent de tous les côtés (quasiment des oreilles). Cappuccino de compétition pour couronner le tout. Cheesecake pour les dévastés. Comptez 15€. Tous les jours, non-stop de 8h30 à 16h30 (9h30 à 17h30 samedi et dimanche).

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15 01 16
Paris. Oïshinoya, du riz chaud, du boeuf et que ça saute !

Paris. Oïshinoya, du riz chaud, du boeuf et que ça saute !

D

Le passage des Panoramas est en train de devenir une véritable collier de perles avec ses petites adresses. Elles sont quasiment à touche touche avec bien entendu quelques scories évitables. La toute dernière création n’est pas évidente à trouver, mais déjà rayonne dans sa formule redoutablement simple. Sur une idée de Guillaume Guedj et Shinichi Sata (Passage 53 et Gyoza bar): juste le gyudon, un plat basique japonais à base de riz avec sur le dessus des lamelles de boeuf (standard ou wagyu) et options style oeuf mollet ou radis daïkon. Pour les amateurs de sensations fortes, la sauce pimentée au yuzu donne une dimension inattendue. Pour le reste, salle fonctionnelle avec ses hauts tabourets  et son design minimaliste. Pour 13 euros, l’affaire est dans le sac: délicieux et tempéré.

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31 12 15
Paris. Racines, toujours d

Paris. Racines, toujours d’équerre !

Ce passage errait dans ses balbutiements, tâtonnait dans la pénombre lorsqu’en quelques années, il est devenu un petit concentré d’adresses canon question gastronomie. Il y a là non seulement l’exquis Passage 53, le caffé Stern, des bistrots à vins, un bar à gyoza, l’inévitable table sans gluten et sans doute un des référents de la cuisine bistrotière parisienne, Racines, coincé entre deux vitrines.
Créée par Pierre Jancou (Vivant, Heimat et bientôt une nouvelle table dans l’est parisien),reprise depuis dans l’écurie David Lanher, dupliquée à New York,   voici une vraie bonne adresse planquée et bichonnant des plats brut de décoffrage:  cabillaud fenouil cru et cuit (23€), longe de porc fermier de Dordogne polenta et parmesan (24€), poitrine de veau confite artichauts et carottes (26€). Jolis vins sélectionnés de derrière les fagots et décor plaisant de bistrot à l’ancienne. Attention, cette adresse discrète est prise d’assaut. Mon conseil, toujours le même: venir en tout début de service ! Autre chose, on peut faire l’acquisition de poivres merveilleusement parfumés…

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02 12 15
Paris. La Bourse et la Vie, bistrot revisited

Paris. La Bourse et la Vie, bistrot revisited

Récemment, pour M le supplément du Monde, je suis alléOn devrait laisser les chefs en paix. Arrêter de les tourmenter avec des médailles en chocolat, des astres filants et autres liserais. Cesser de leur faire faire des courses de haies, des récitations à voix haute et l’inspection des frigos. Que nous ferait il alors? Un bistrot. Une table de rédemption. Une tabula rasa. Place nette au vaporisateur. C’est ce qui est arrivé à (l’excellent) Daniel Rose (toujours chez Spring). Déjà qu’il draine dans ses filets une sacrée troupe d’admirateurs béats de ses compositions à la guitare sèche (façon de parler), mais avec ce bistrot gaillard et franc, il nous livre une nouvelle facette d’un caractère déjà porté sur la joie et la simplicité. Ici, si vous avez le souvenir à rallonge, on y scandait l’un des meilleurs steak frites avec gouaille et lourdeur d’esprit, maintenant, cela file un autre coton. C’est une sorte de table bistrotière élégante avec boiseries et juste 26 couverts. Faut il le rappeler Daniel Rose est autodidacte et américain, ce qui nous garantie un recul, mais aussi  une percussion cinglante. Le déjeuner fut une superbe démonstration, buste droit, plat brillant de malice et tapant la balle au centre de la raquette:  fond d‘artichaut sur foie gras, poireaux vinaigrette avec noisettes torréfiées, salade de betterave anguille fumée et crème fraiche pot au feu d’anthologie, caille frites au sarrasin (!) citron beurre, comme si la bestiole était en pyjama de crêpe. Chaque table regarde l’autre ce qui est bon signe, et peut être aussi fatal à la vue de la mousse au chocolat et au grains de café à tomber de sa chaise. Service à son aise et surtout la faconde radieuse d’un chef épanoui. C’est sans doute cela la réussite de cette nouvelle adresse: le plaisir du chef décuple celui du client.

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29 10 15
Paris. Certains ont des réserves, moi, pas franchement...Le Grand Colbert

Paris. Certains ont des réserves, moi, pas franchement…Le Grand Colbert

Grand Colbert, vraie brasserie

On se lamente à juste titre de la disparition des brasseries. Elles chutent lentement, glissent sur leur banquette de moleskine dans la nuit des temps, étouffées par des groupes malhabiles. Pourtant, le genre est toujours vivace ici et là. Juste quelques adresses suffisent à enchanter les touristes et les malins. Il suffit de les voir entrer rue Vivienne, basculer la tête, cadrer les six mètres de plafond, les fresques, les pilastres sculptés , le tout classé aux Monuments Historiques. On retrouve au Grand Colbert l’entrain parfois forcé des serveurs, une allégresse parisienne (paradoxale dans le milieu), et des plats dans leur faconde: la sole est généreuse dans son horizontale beurrée, les desserts ont du volume,les huîtres de l’iode. C’est surtout l’ambiance qui consacre une brasserie, en mélangeant les genres et le temps. Le répertoire ne louvoie pas, il présente les classiques attendus: tartare, entrecôte, blanquette de veau, pavé au poivre. Bref, sans être désobligeants, tout ce que les chefs n’aiment pas faire. Et que les clients adorent. Prix pas trop élevés, banquettes accueillantes. Comptez 40-50€, formule 18€ au déjeuner.

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13 10 15
Paris. Il n

Paris. Il n’y a pas à dire , j’adore ce genre d’adresse…

Grand Colbert, vraie brasserie

On se lamente à juste titre de la disparition des brasseries. Elles chutent lentement, glissent sur leur banquette de moleskine dans la nuit des temps, étouffées par des groupes malhabiles. Pourtant, le genre est toujours vivace ici et là. Juste quelques adresses suffisent à enchanter les touristes et les malins. Il suffit de les voir entrer rue Vivienne, basculer la tête, cadrer les six mètres de plafond, les fresques, les pilastres sculptés , le tout classé aux Monuments Historiques. On retrouve au Grand Colbert l’entrain parfois forcé des serveurs, une allégresse parisienne (paradoxale dans le milieu), et des plats dans leur faconde: la sole est généreuse dans son horizontale beurrée, les desserts ont du volume,les huîtres de l’iode. C’est surtout l’ambiance qui consacre une brasserie, en mélangeant les genres et le temps. Le répertoire ne louvoie pas, il présente les classiques attendus: tartare, entrecôte, blanquette de veau, pavé au poivre. Bref, sans être désobligeants, tout ce que les chefs n’aiment pas faire. Et que les clients adorent. Prix pas trop élevés, banquettes accueillantes. Comptez 40-50€, formule 18€ au déjeuner.

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19 03 15
Paris. Le Cercle, humm, bien mais...

Paris. Le Cercle, humm, bien mais…

Récemment pour M, le supplément du Monde, je suis allé au Cercle. Voici mon sentiment…

Rien de plus plaisant qu’un restaurant cosy, recouvert de tentures, étiré dans le velours et la pénombre. Qui plus est un cercle. Un club. On rêve parfois d’obtenir ce genre de jus rare, vaguement préservé, au chaud. Et pourtant, il existe. Il s’agit d’une « résidence gastronomique » recevant régulièrement des chefs « de renom ». Les réservations en ligne sont aisées. En quelques clics, vous êtes aux portes d’un petit paradis situé non loin des Halles.

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05 02 15
Le cousin a découvert Rossi & Co : du grand art à petits prix

Le cousin a découvert Rossi & Co : du grand art à petits prix

Ce n’est pas un quartier où les chefs à la mode migrent d’ordinaire, une rue où les nouveaux talents font leur nid… Non, c’est un peu à l’écart de la rue Montorgueuil en plein quartier piétonnier… Il fallait être sûr de sa cuisine pour poser ici ses casseroles, sa vaisselle et ses valises et trouver sa clientèle.

Marco Rossi, Napolitain de 35 ans, né dans le même village que Sophia Loren a cherché sa voie dans la mode avant de trouver sa voie au fond de la marmite. Il a ouvert Rossi and Co depuis 4 ans et cuisine ici à l’instinct, sans être enfermé dans ses racines italiennes…

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13 01 15
A Noste, version mono ou stéréo

A Noste, version mono ou stéréo

Sincèrement, je passais régulièrement devant sans même le remarquer. Faut le faire tout de même. Car ici, le soir venu, ça bouillonne à tous les niveaux. Au rez de chaussée, bodega surchauffée; au premier étage, Julien Duboué se la joue plus chic avec des plats bigrement bien carrossés. Regardez les photos, tout est dit: plats râblés visant au centre. Produits de première qualité et esprit du temps. Plus que bien…

Cela se joue 6bis du 4-Septembre, 75002 Paris. Tel.: 01 47 03 91 91.

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17 12 14
Paris, simple, direct, pas cher: le Bougainville

Paris, simple, direct, pas cher: le Bougainville

20 euros

5 rue de la Banque

Il existe ce genre d’adresses qui travaillent dur, mais avec bonté. Cet établissement situé dans le passage Vivienne, non loin de la place des Victoires, devrait vous réconcilier avec la cuisine simple , directe et bonne. Et surtout pas chère: tout se balade entre 4€ (un verre de pinot noir du Juras) et 17 euros, la formule. L’oeuf mayo, les rillettes d’oie, le saucisson du Cantal, la salade de tomates du jardin, le cochon fermier, le saint nectaire,la tarte aux pommes…tout le monde joue le jeu avec netteté. Ambiance vivante, populaire brassant tous les genres !

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