09 10 15
Paris. Onestéria, faut s

Paris. Onestéria, faut s’accrocher avant d’adorer…

L’Oenosteria, faussement discrète

Dans la petite rue étroite donnant sur le boulevard Saint germain, il y a bien sur la fameuse Casa Bini , régulière, prévisible à l’instar d’une clientèle fidèle, bourgeoise et venue en voisins. Il y a là comme un rite immuable. si vous cherchez un peu plus de fantaisie et tout autant d’Italie, il vous suffit d’allonger le pas et de gagner l’annexe de la maison.

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15 09 15
Paris. Avez vous déjà essayé Tannat ? Moi, oui...

Paris. Avez vous déjà essayé Tannat ? Moi, oui…

  Tannat, hummm, « intéressant »…

Il y a peu je suis allé pour M le supplément du Monde, dans ce restaurant du 11 eme. Voici mon sentiment…

Pfuit, cela ne doit pas être si facile d’ouvrir un restaurant. De charmer en un battement de cil, d’épater en faisant fumer les pneus, de séduire en un tour de rein. De surcroit, il faut que ce soit instantané. Un claquement de doigt, un wow subit. De l’éclair quoi. Finies les époques des chenilles processionnaires, des doubles rideaux et des halogènes sur variateur. Maintenant, il faut que le client rougisse dans la seconde, cherche ses mots. Ceux là même que l’on retrouve sur les réseaux sociaux et leurs étrange unanimité, la nouvelle adhésion sociale. Tannat, ce nouveau bistrot ouvert à Paris par des pointures venues des grosses cylindrées (Shangri-La, Tour d’Argent, Bristol, Richer) récupère des brouettées de lauriers. C’est « très,  très bien », « très bon », « tout au top »…Ca n’arrête pas. Une sorte de chape de miel, d’enthousiasme enfantin. Aussi lorsqu’on s’y assied, on voudrait être dans le même élan, rejoindre les bienheureux, en « faire partie », retrouver le potlatch bienheureux, le rayon vert de la réconciliation. L’accueil du reste est vraiment gentil, compréhensif. La clientèle s’y adoucit à sont contact. Lorsque les plats arrivent, on comprend tout de suite l’unanimité. Celle qui nait d’un étonnement et parfois d’un embarras; la joue de cochon avec les pois cassés roule bien, mais la fêta la complique, idem pour la gaufre de ratte, saumon, concombre et chou-fleur. Le cabillaud  s’embarque avec allégresse dans l’aubergine et le basilic, mais se voit  stoppé net par une myrtille rendant certes le plat étrange mais réflexion faite, un peu barré dans son élan. Dans ces cas là, on dit que c’est « intéressant ». et si l’on vous demande de préciser, vous rajouter « très bon », histoire d’éviter les palabres. Les desserts fonctionnent aussi comme les montres de luxe, à la complication: vacherin, à la cerise au lait d’amende et au citron vert. Cherchez l’intrus. Pourtant, l’adresse est plus que vertueuse. elle bosse de façon exemplaire et même admirable. Reste juste à trouver la note. Plus douce,plus calme, plus simple. Et là, on reviendra.

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23 07 15
Paris. Le Bon Saint Pourçain est il déjà bon ?

Paris. Le Bon Saint Pourçain est il déjà bon ?

Le Bon Saint Pourçain est de retour.

Il y a peu, la façade était vert sapin, la voici devenue bleu nuit. Un repreneur est passé par là. Il s’agit de David Lanher, habile tireur de ficelles, renifleur de bonnes adresses en débrayage (Racines, Vivant, Caffé Stern, Cremerie…), passant au bon moment avec le chéquier dans une main, le plumeau dans l’autre. Il y avait là une institution de quartier planquée dans les ruelles arrière de Saint Sulpice, juste au coeur de François-Marie Banier-land.

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21 07 15
Paris. Juvenile

Paris. Juvenile’s, reparti de plus belle !

Juveniles, 47, rue de Richelieu, 75001 Paris

Juveniles, reparti de plus belle

C’est ici que l’on apprenait avec Tim Johnson comment on devrait prononcer la cote rôtie (côôôute ‘rôôôutie), le cornas (côôônasse), et ce depuis 27 ans. Depuis peu, Tim a passé le flambeau de ce wine-bar rougeoyant à sa fille Margaux.

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08 07 15
Paris. Toraya, hummm, pas mal le nouveau décor !

Paris. Toraya, hummm, pas mal le nouveau décor !

J’ai toujours eu un faible pour cette adresse. j’adorais son charme provincial japonais sagement étudié. Après d’importants travaux, la nouvelle version vient d’être livrée. Plus rien à voir, finies les pénombres, place à la lumière, à la clarté. je ne vais pas pleurnicher sur le passé, car maintenant c’est plutôt bien avec la clientèle qui au passage, semble avoir été relookée. Pourvu que l’on ne bascule pas dans le Kinu, de la rue du Mont Thabor, massacrée dans sa modernité et crucifiée par une clientèle tapageuse. En attendant, il faisait chaud ce jour là, salade de crabe et oeufs de saumon et bien sur la glace pilée au thé vert. Parfait, surtout en tout début de service: paix royale à midi !!! Comptez 30€.

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25 06 15
Paris. Suave, lorsque le Vietnam s

Paris. Suave, lorsque le Vietnam s’éveillera…

Suave, mode d’emploi

Les restaurants ont parfois cet étrange balancement entre leur réputation et la réalité. Allez savoir comment le pendule oscille ? Attend-t-on parfois trop d’eux ? On les voudrait pas chers, disponibles, souriant comme un jour d’été.  D’autres fois, ils sont dans leur jus comme ce beau jour de début d’été.

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24 04 15
Paris, Spring, le printemps qui saute !

Paris, Spring, le printemps qui saute !

Il y a peu, pour M le supplément du Monde, je suis allé chez Spring. Voici mon sentiment…

Daniel Rose appartient à ce genre de chef que nous aimons. Sans doute parce qu’il est imprévisible, autodidacte. On ne le calcule pas. A ses débuts il était alors seul en cuisine dans une rue pentue du 9eme arrondissement. Aidé d’une serveuse, il était là derrière sa demi cloison a passer d’une casserole à un bol inox, d’une tombée d’herbes à un tour de moulin à poivre. Parfois, il posait ses mains sur la frêle séparation et interrogeait sa soupe servie. « Ca va, elle est bien comme ça ? », demandait il avec son accent enjoué, comme un garagiste avec le réglage d’un carburateur. C’était bon, touchant, désarmant. Ce type de cuisine nous donne des élans de bonté. On aurait voulu jouer avec lui, comme à la marchande, rajouter des pommes de terre dans son potage, des ombrelles de coriandre sur le pigeon rôti. Et puis notre homme est descendu en ville. Dans une petite rue parallèle à Rivoli, il a continué à chercher. Mais contrairement à d’autres chefs qui passent leur temps à chercher l’interrupteur dans l’obscurité, lui s’en contrefiche. Il improvise.

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