18 05 16
Cannes. Bon allez, le Mirazur, ce n

Cannes. Bon allez, le Mirazur, ce n’est pas si loin…

Mirazur, cuisine de riviera

J’étais passé il y a quelques temps. Je vous repasse du reste le texte réalisé à cette époque et puis ci dessous, le souvenir qu’il m’en reste…Logiquement, en recollant tout cela, vous deviez avoir une idée assez fidèle de cette adresse joliment tracée…

Si la gastronomie est du genre à vous faire lever les yeux au ciel, non point d’évanouissement, mais d’ennui carabiné, nous ne saurions vous donner tort. Tout au moins dans une pléthore d’adresses sanctifiées par les guides agenouillés. Sauf que parfois, le talent d’un chef vaut un petit détour, et un minimum d’attention. Si toutefois, vous n’êtes toujours pas convaincu, ici au Mirazur, la vue  sur Menton et la Méditerranée est superbe et, si vous avez réservé au déjeuner, le pensum ne sera pas trop au long. Faut il tout au moins prendre les choses en mains, ne pas vous embarquer dans un menu dégustation  (mais du déjeuner: 55€) et border sec la sommellerie qu’elle ne vous embarque pas dans ses frasques ourlées. Mauro Colagreco est l’un des meilleurs chefs en France et sa cuisine contemporaine, vive et spontanée. Elle est tournée vers la mer avec des visions frontales, pleines de saveurs…

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29 02 16
Paris. Petite brasserie charmante, mais bon sang, l

Paris. Petite brasserie charmante, mais bon sang, l’assiette

L’endroit est charmant, la clientèle de quartier sensas, l’accueil si gentil mais hélas, l’assiette, sans être bégueule, ramait à contresens, sauce industrielle, entrecôte pleine de nerf (19,50€) , frites passables, salade à moitié assaisonnée… Moi qui adore les atmosphères, j’ai quand même tiqué. Pourtant en y entrant, je me suis dit que je tenais une adresse épatante. Ouin.

Brasserie N et C, rue Didot, 75014 Paris. 

10 02 16
Nice. C

Nice. C’est parti pour un tour! Visites et rencontres. Let’s shake !

Pour Air France Magazine, j’ai eu la chance d’aller passer quelques jours avec la photographe Estelle Hanania. On a bossé comme des dingos pour réaliser de superbes photos (elles sont dans le magazine) et essayé de glaner l’esprit de la ville…Peut être en essayant ces techniques classiques !

D’abord s’approcher au fil de l’eau…

On oublie souvent que les villes de mer ne  devraient s’approcher qu’au fil de l’eau. Leur redonner ainsi leurs lettres de noblesse, leur maintien, leur allant. La majuscule. Nice appartient ainsi à ces horizontales savamment alanguies sur le rivage. Son profil, son allure, on pourrait même dire : son port. On accostera ainsi dans la révérence, laissant grimper les monuments, les rues, leurs déconstructions, contrepieds, recoins et placettes. C’est l’incroyable marelle de la cité jouant avec les ombres, se déhanchant pour briser les vents. Et mettre à distance la mer, lui tourner le dos: le grand sport de toutes les villes portuaires. 

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25 01 16
Picard, pique assiette...

Picard, pique assiette…

C’est toujours cocasse de voir les publicitaires pomper discrètement dans l’assiette des voisins. en l’espèce, le Fooding récupéré sans vergogne (et sans autorisation) par une industrie de l’agro alimentaire. Du coup, on imagine leurs préparations élaborées avec autant de courtoisie…

12 12 15
Tokyo. Une seule adresse de shopping ? Cibone peut être...

Tokyo. Une seule adresse de shopping ? Cibone peut être…

Ils ont déménagé il y a un an et le magasin a toujours un choix d’une superbe élégance. Que ce soit dans les musiques, les produits de beauté, les vêtements, l’art de la table, de l’écriture…De haute volée avec accueil aux petits soins. A chaque fois, je bascule…

Cibone, 2F, 2-27-25 Minamiaoyama. Heures d’ouverture: 11h-21h. www.cibone.com

07 12 15
Tokyo. Faut il déglinguer le Michelin ?!

Tokyo. Faut il déglinguer le Michelin ?!


C’est une tentation légitime lorsqu’on voit le boycottage de certaines adresses et l’oubli d’autres. Il y a là comme un malaise à voir cantonner à une étoile un chef aussi nickel que Thierry Voisin, aux Saisons, à l’hôtel Imperial. Cette adresse évolue clairement entre les 2 et les 3 étoiles (le chef officiait aux Crayères avec Gérard Boyer, trois étoiles)  et par un « mystérieux » pliage, l’adresse stagne à une étoile. Du coup, a t on envie d’aller plus loin dans la lecture de ce guide. La réponse est claire: non ! Les autres années, j’étais très remonté.Maintenant, je commence à piger…

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01 10 15
Paris: les cinq tables que j

Paris: les cinq tables que j’ai bien envie de me faire…

Sincèrement, cette rentrée a beaucoup de saveurs. Dans la canonnade, voici les quelques tables que j’ai bien envie de me faire…

Sylvestre

D’abord, il y a Sylvestre, le nouveau Thoumieux. Avec l’arrivée de Sylvestre Wahid, le restaurant va passer à une autre époque.  Fini l’époque Piège et sa cuisine à forte percussion, voici une phase plus calme et tout autant savoureuse. Bientôt dans le M, le supplément du Monde, puis ici même, vous aurez mon sentiment sur cette table joliment mise en scène…

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30 09 15
Prolonger l

Prolonger l’été. La table d’Elise à Noirmoutier

La Table d’Elise, deuxième pont

 

 

Récemment pour M le supplément du Monde, je suis allé dans ce petit bistrot situé sur l’île de Noirmoutier. Voici mon sentiment…

C’est presque devenu un classique, les tables annexe des restaurants gastronomiques héritent souvent d’un sort enviable. Grosso mode: personne n’en a cure. Les feux de la rampe sont aimantés par la table majeure: la cadette joue dans l’ombre, bénéficie du sillage. Elle compte pour du beurre. C’est un peu la vie d’un tandem. Il y en a toujours un qui pédale plus que l’autre. N’allez pas croire pour autant que la Table d’Elise, à Noirmoutier, se tourne les pouces pendant que le Bistrot de la Marine, auréolé de  deux étoiles Michelin, crapahute allègrement sous la houlette d’Alexandre Couillon. Non, on rame même parfois comme pendant ce déjeuner où le service junior se noya dans un verre d’eau. A la limite, ce n’est jamais grave. Car ce genre de deuxième table bénéficie de la mansuétude des vols charters, des prix cassés. C’est presque même un petit miracle de poche que l’on savoure paisiblement à l’instar de ce cabillaud et son won de légumes (sauce miel et gingembre) ou encore l’effilochée d’agneau confit accompagné d’haricots blancs de pays . Pensez donc, la gastronomie débarrassée de ses oripeaux, de ses pompes et des ses circonstances. Tout ce qu’il y a de trop aura donc été supprimé: juste une assiette brave et sérieuse, un cabillaud et sa pressée de pomme de terre. Le désert roule aussi sa bosse sans faire trop de manières, il est juste dans sa respiration artisanale, sans défaut, impeccable. On serait même tenté de poursuivre le parallèle avec la clientèle. Cette dernière a  tout de suite pigé l’intérêt de profiter de l’aubaine, d’éviter de pinailler sur la sphère du petit pois. Logiquement, elle sait pertinemment qu’ailleurs, pour le même prix, on mange moins bien avec des produits moins triés, un pain moins alvéolé. Ajoutez à cela un décor gentiment étudié avec les poncifs du genre maritime (cuivres, sextants, accessoires marin… ), on est à deux doigts d’un faux bruit de fond de goéland. Mais cela nous sera épargné. Ici, à bord d’une rayonnante île de Noirmoutier, son azur grec, on a appris à tracer à travers les gouttes, deviner les mauvais grains.

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